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Spécial week-end | Désinformation en ligne : une guerre d’influence massive autour d’Israël depuis le 7 octobre
Sur des plateformes comme TikTok ou Instagram, des hashtags pro-palestiniens dominent largement en volume et en visibilité


Depuis les attaques du 7 octobre, un nouveau front s’est imposé aux côtés des affrontements militaires : celui de l’information. Selon plusieurs analyses citées dans une enquête, les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d’une intense guerre narrative, marquée par une avalanche de contenus hostiles à Israël, souvent amplifiés par des campagnes coordonnées.
Une étude portant sur des dizaines de milliards de publications met en évidence un déséquilibre frappant : pour chaque message favorable à Israël, des centaines de contenus critiques ou hostiles circulent en ligne. Sur des plateformes comme TikTok ou Instagram, des hashtags pro-palestiniens dominent largement en volume et en visibilité, contribuant à façonner la perception du conflit auprès d’un public mondial, en particulier chez les plus jeunes.
Derrière cette dynamique, plusieurs acteurs étatiques et non étatiques sont pointés du doigt. L’Iran est présenté comme un acteur central de cette guerre informationnelle, aux côtés du Qatar, mais aussi de la Russie et de la Turquie, accusés de diffuser des contenus hostiles à Israël pour servir leurs propres intérêts stratégiques. Ces campagnes s’appuient sur des réseaux de comptes automatisés, des contenus manipulés par intelligence artificielle, et des stratégies visant à exploiter les algorithmes pour rendre certains messages viraux.
L’enquête évoque également l’existence de milliers de comptes fictifs activés dès le début du conflit, capables de relayer massivement des contenus ou d’interagir avec des utilisateurs influents pour créer l’illusion d’un consensus. Des techniques comme les deepfakes ou le détournement de hashtags sont utilisées pour diffuser rapidement des messages ou des images controversées.
Parallèlement, des organisations militantes et des réseaux de soutien au mouvement de boycott d’Israël voient leurs moyens financiers et leur visibilité augmenter, notamment dans les universités occidentales. Cette mobilisation s’accompagne de campagnes en ligne et de pressions politiques, notamment aux États-Unis et en Europe.
Enfin, le phénomène ne se limite pas à un seul camp idéologique. Certaines figures influentes de la droite populiste occidentale relaient également des discours critiques à l’égard d’Israël, contribuant à élargir la portée de ces narratives. Dans ce contexte, la bataille de l’opinion publique apparaît comme un enjeu stratégique majeur, où la maîtrise de l’information devient un levier de pouvoir aussi déterminant que les opérations sur le terrain.