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Violences en Judée-Samarie : pourquoi Katz veut transférer leur gestion à la police
Le ministre israélien de la Défense souhaite confier à la police la lutte contre les violences commises par des émeutiers juifs, afin de recentrer Tsahal sur ses missions militaires


Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé vouloir confier entièrement à la police la gestion des violences commises par des émeutiers juifs en Judée-Samarie, une mission jusqu'ici également assurée par Tsahal. Dans une déclaration, Israël Katz a estimé que la lutte contre ces violences, qu'il attribue à « une poignée d'émeutiers juifs », devait relever exclusivement du district de Judée-Samarie de la police israélienne. Cette responsabilité comprendrait la prévention des incidents, la conduite des enquêtes et les procédures judiciaires.
« Tsahal ne doit pas et ne peut pas assurer le maintien de l'ordre civil », a affirmé le ministre, soulignant que la mission de l'armée consiste avant tout à combattre le terrorisme palestinien et à protéger les frontières d'Israël, ainsi que les communautés juives de Judée-Samarie et les zones situées le long de la ligne de séparation.
Une nouvelle répartition des responsabilités entre l'armée et la police
Selon Israël Katz, Tsahal a élaboré, à sa demande, un plan destiné à réorganiser le maintien de l'ordre civil en Judée-Samarie. Ce dispositif vise à distinguer les prérogatives militaires de l'armée sur le terrain des missions de police, dont la responsabilité opérationnelle serait transférée aux forces de l'ordre.
Le ministre a également réaffirmé son opposition au rétablissement de la détention administrative contre les résidents de Judée-Samarie. Cette mesure, qui permet de maintenir une personne en détention sans procès, avait été supprimée pour les émeutiers juifs à son arrivée au ministère de la Défense. Qualifiant cette pratique de « draconienne », Israël Katz a assuré ne pas envisager son retour. « Les mesures administratives ne sont pas la solution. Ce qu'il faut, c'est une action policière forte et efficace », a-t-il déclaré.
Cette réorganisation pourrait s'appuyer sur la création d'une unité spécialisée dans les violences nationalistes en Judée-Samarie. Selon Ynet, cette « Brigade C » compterait entre 700 et 800 policiers et combattants, déployés dans les zones sensibles pour prévenir les affrontements et intervenir rapidement. Placée sous l'autorité administrative du commandement central de Tsahal, elle disposerait de prérogatives policières en matière d'enquêtes et d'interpellations.