La France devient en 2026 le deuxième pays d’origine des olim
Plus de 20 000 nouveaux immigrants se sont installés en Israël cette année, dont 4 364 venus de France. Les demandes d’alyah françaises ont parallèlement bondi de 31,5 %.


Plus de 20 000 nouveaux immigrants originaires d’une centaine de pays se sont installés en Israël au cours de l’année hébraïque 5786, selon un bilan publié à l’approche de Roch Hachana par le ministère de l’Alyah et de l’Intégration et l’Agence juive.
La Russie demeure le premier pays d’origine avec 5 685 nouveaux immigrants, devant la France, qui occupe la deuxième place avec 4 364 arrivées. Les États-Unis suivent avec 3 333 nouveaux immigrants, devant le Royaume-Uni avec 975 et l’Ukraine avec 797.
L’intérêt pour l’alyah progresse fortement dans les pays occidentaux. En France, 7 033 dossiers ont été ouverts cette année, contre 5 349 l’année précédente, soit une hausse de 31,5 %. L’augmentation atteint 68 % au Royaume-Uni, 17,1 % aux États-Unis et près de 90 % en Australie.
Cette tendance intervient dans un contexte marqué par la guerre en Israël, les bouleversements politiques internationaux et la hausse de l’antisémitisme. Le ministre de l’Alyah et de l’Intégration, Ofir Sofer, estime que l’immigration en provenance des pays occidentaux devrait continuer à progresser.
« Il s’agit d’une occasion nationale que l’État d’Israël ne peut pas se permettre de manquer », a-t-il déclaré, soulignant que plus d’un tiers des nouveaux immigrants sont âgés de 18 à 35 ans.
Les jeunes représentent en effet 35 % des arrivées, tandis que 24 % sont des enfants et des adolescents. Parmi les nouveaux immigrants figurent également 414 médecins qui ont intégré le système de santé israélien.
Tel-Aviv est la ville ayant accueilli le plus grand nombre de nouveaux immigrants, avec 2 762 arrivées. Elle devance Netanya, Jérusalem, Haïfa et Raanana. Près d’un tiers des nouveaux arrivants se sont par ailleurs installés au nord de Hadera ou au sud d’Ashdod.
Le président de l’Agence juive, Doron Almog, a salué « une expression profonde d’amour inconditionnel » et « de confiance dans l’avenir de l’État d’Israël », malgré une année particulièrement difficile sur le plan sécuritaire.