Benjamin Netanyahou accuse la procureure générale de vouloir torpiller la nomination du nouveau chef du Mossad
Il accuse la procureure générale Gali Baharav-Miara de vouloir torpiller la nomination de Roman Gofman à la tête du Mossad, après un dépôt d’éléments jugés non pertinents par la Haute Cour.


Le Premier ministre Benyamin Netanyahou accuse la procureure générale Gali Baharav-Miara de chercher à créer une « tempête pour rien » autour de la nomination du général Roman Gofman à la tête du Mossad. Cette charge intervient après le dépôt, par les services de la procureure générale, de nouveaux éléments devant la Haute Cour de justice concernant cette nomination.
Les accusations figurent dans une lettre adressée à la Cour par l’avocat de Netanyahou, Harel Arnon, qui demande que le document transmis plus tôt par le bureau de la procureure générale soit rendu public. Selon ce dernier, les informations déposées étaient pertinentes pour les recours visant la nomination de Gofman et auraient dû être communiquées par l’intéressé lui-même.
Mais après examen de ces éléments, restés confidentiels, la Cour a estimé qu’ils n’étaient pas pertinents et qu’ils n’auraient aucune incidence sur sa décision. Une conclusion sur laquelle s’appuie désormais l’entourage du Premier ministre pour dénoncer une manœuvre politique et juridique.
Dans sa lettre, Harel Arnon qualifie les informations transmises de « sans valeur » et affirme que Gali Baharav-Miara a agi dans le but de « créer une tempête pour rien » et de défendre sa position selon laquelle la nomination devrait être annulée. Selon lui, le courrier de la procureure générale n’aurait qu’un objectif : continuer à jeter le doute sur Roman Gofman et provoquer l’échec de sa désignation.
L’avocat de Netanyahou souligne également que les deux incidents mentionnés par la procureure générale étaient antérieurs à l’audience et à la décision rendue le 12 mai, ce que cette dernière aurait elle-même reconnu. Il estime en outre que ces éléments n’étaient pas liés aux délibérations de la commission consultative des nominations de hauts responsables, qui avait approuvé la candidature de Gofman.
Harel Arnon réitère enfin une demande : que ce soit cette commission, et non le bureau de la procureure générale, qui recueille et transmette à la Cour la déclaration sous serment d’un officier du renseignement militaire au sujet de l’affaire controversée au cœur des recours. Selon lui, confier cette démarche à la procureure générale ne contribuerait pas à faire émerger la vérité, mais risquerait au contraire de l’entraver.