Benjamin Netanyahou : "Nous avons changé le cours de l’Histoire"
« Pendant la Shoah, nous étions un peuple traqué […] aujourd’hui, nous combattons nos oppresseurs », a-t-il affirmé.


Lors de la cérémonie officielle de Yom HaShoah à Yad Vashem, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a prononcé un discours établissant un parallèle direct entre la mémoire de la Shoah et les défis sécuritaires actuels d’Israël. « Nous avons changé le cours de l’Histoire », a-t-il affirmé, revendiquant une transformation radicale du destin du peuple juif, désormais capable de se défendre.
Au cœur de son intervention, Benjamin Netanyahou a insisté sur la rupture historique entre le passé et le présent : « Pendant la Shoah, nous étions un peuple traqué […] aujourd’hui, nous combattons nos oppresseurs ». Il a souligné la puissance retrouvée d’Israël, décrivant un État « plus fort que jamais », capable de répondre aux menaces existentielles.
Le chef du gouvernement a longuement évoqué la confrontation avec l’Iran, qu’il a qualifié de « régime malfaisant ». Selon lui, Téhéran cherchait à se doter de l’arme nucléaire et à encercler Israël par ses alliés régionaux. « Ensemble avec les États-Unis, nous avons pulvérisé le régime malfaisant en Iran », a-t-il déclaré, mettant en avant une coopération stratégique étroite avec Washington.
Benjamin Netanyahou a affirmé que cette offensive avait permis de porter « le coup le plus sévère de son histoire » au régime iranien, détruisant une grande partie de ses capacités militaires, y compris ses infrastructures nucléaires, ses missiles et ses drones. Il a averti que, sans cette action, des sites comme Natanz ou Fordow auraient pu devenir synonymes d’horreur mondiale, à l’image des camps d’extermination nazis.
Dans un passage plus introspectif, il a évoqué les questions historiques liées à la Shoah — « que se serait-il passé si… » — pour mieux souligner l’impératif d’agir aujourd’hui. « Il n’y a pas de “si” dans l’Histoire », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité de prévenir toute menace existentielle.
Enfin, le Premier ministre a dénoncé la « faiblesse morale » de certaines puissances occidentales, en particulier en Europe, qu’il accuse d’avoir oublié les leçons de l’Histoire. À l’inverse, il a présenté Israël comme un rempart non seulement pour lui-même, mais pour « le monde entier ».
Concluant sur une note de fierté nationale, Benjamin Netanyahou a salué la résilience du peuple juif, passé « de la destruction à la renaissance », et réaffirmé une promesse centrale : « Plus jamais ça ».