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Benjamin Netanyahou : « Nous avons sauvé Israël de la destruction »


Lors d’une conférence de presse très attendue, Benjamin Netanyahou a défendu le bilan de la guerre contre l’Iran, affirmant que l’État hébreu avait écarté une menace existentielle.

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Prime Minister Netanyahu at a press conference, 15.06.26
Prime Minister Netanyahu at a press conference, 15.06.26i24NEWS

Il a également confirmé son intention de se représenter aux prochaines élections.

Prenant la parole depuis Jérusalem, le Premier ministre israélien a présenté l’offensive menée contre l’Iran comme l’une des opérations les plus importantes de l’histoire du pays.

« Depuis des décennies, je combats les efforts de l’Iran pour se doter de l’arme nucléaire. Je peux dire que c’est la mission de toute ma vie », a déclaré Benjamin Netanyahou.

Alors que l’accord conclu entre Washington et Téhéran continue de susciter de nombreuses interrogations en Israël, le chef du gouvernement a voulu adresser un message sans ambiguïté : « Avec un accord ou sans accord, l’Iran n’aura pas l’arme nucléaire aujourd’hui ni demain. Tant que je serai Premier ministre d’Israël, cela n’arrivera pas. »


Répondant aux critiques qui s’interrogent sur les résultats concrets de la guerre, Benjamin Netanyahou a affirmé que l’opération avait permis d’écarter un danger immédiat pour l’existence même de l’État hébreu.

« Nous avons supprimé la menace d’anéantissement immédiat qui pesait sur nous », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’Iran se trouvait à quelques étapes critiques de son programme nucléaire lorsqu’Israël a décidé de lancer l’opération « Rising Lion », en coordination avec les États-Unis.


« L’Iran se précipitait vers l’arme nucléaire. Il enfouissait ses installations nucléaires et son industrie de missiles profondément sous terre. Si nous n’avions pas agi au moment où nous l’avons fait, l’Iran disposerait déjà de bombes atomiques », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre estime que l’opération a permis de repousser de plusieurs années la menace nucléaire iranienne et d’éviter ce qu’il a qualifié de « danger d’élimination de la population israélienne ».

Benjamin Netanyahou a dressé un bilan particulièrement ambitieux des résultats obtenus contre la République islamique.

Selon lui, Israël a éliminé plusieurs scientifiques impliqués dans le programme nucléaire iranien, détruit ou gravement endommagé les installations nucléaires du pays et neutralisé une grande partie de son industrie balistique.


« Nous avons décapité le régime terroriste. Nous avons écrasé les usines nucléaires. Nous avons détruit la grande majorité des sites de production de missiles », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a également affirmé que les forces israéliennes avaient porté de lourds coups aux capacités militaires iraniennes, notamment à la marine, à l’armée de l’air et à de nombreuses infrastructures stratégiques.

Il a estimé que les dégâts économiques infligés à l’Iran se chiffrent en « centaines de milliards de dollars », certains experts évoquant même près de « mille milliards de dollars » de pertes.

« Tout ce que le régime avait construit pendant des décennies a été gravement endommagé », a-t-il assuré.

Le chef du gouvernement a également évoqué sa relation avec le président américain Donald Trump, au moment où des divergences entre les deux dirigeants ont été largement commentées ces derniers jours.

« Donald Trump et moi nous connaissons depuis de nombreuses années. Il est le président des États-Unis, je suis le Premier ministre d’Israël. Souvent nous sommes d’accord, parfois moins », a-t-il reconnu.

Benjamin Netanyahou a toutefois insisté sur le fait qu’il défendait systématiquement les intérêts sécuritaires israéliens, même lorsque les positions des deux dirigeants ne coïncident pas parfaitement.

« Je suis responsable de la sécurité d’Israël. Quand c’est nécessaire, je défends fermement nos intérêts », a-t-il affirmé, soulignant que cela exige « de l’expérience, de la sagesse et une connaissance approfondie de l’arène américaine ».

Le Premier ministre a également salué la coopération militaire avec Washington, qualifiant l’opération contre l’Iran de « plus grande campagne de frappes de l’histoire de l’État d’Israël ».

Malgré l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, Benjamin Netanyahou a prévenu que la confrontation avec Téhéran restait loin d’être achevée.

« La lutte n’est pas terminée. Nous devrons continuer à rester vigilants, forts et déterminés », a-t-il déclaré.

Selon lui, Israël devra continuer à surveiller le programme nucléaire iranien mais aussi les activités régionales de la République islamique et de ses alliés.

Le Premier ministre a rappelé les opérations menées ces derniers mois contre les organisations soutenues par Téhéran à Gaza, au Liban, en Syrie, au Yémen et en Judée-Samarie.

Il a notamment cité l’élimination de plusieurs dirigeants du Hamas, dont Mohammed Deif, Ismaïl Haniyeh et Yahya Sinwar.

Concernant le front nord, Netanyahou a adopté un ton particulièrement ferme.

« Nous frapperons durement le Hezbollah », a-t-il averti.

Il a également confirmé qu’Israël maintiendrait sa présence militaire au Liban aussi longtemps que nécessaire afin d’empêcher toute reconstitution des capacités militaires de l’organisation chiite.

« Nous resterons au Liban aussi longtemps que nécessaire », a-t-il déclaré.

Au-delà des questions sécuritaires, cette conférence de presse avait également une forte dimension politique.

Benjamin Netanyahou a confirmé son intention de briguer un nouveau mandat lors des prochaines élections législatives.

« Je serai candidat aux élections, et je les remporterai », a-t-il affirmé.

Face aux critiques de l’opposition sur la gestion de la guerre et de l’accord avec l’Iran, le Premier ministre a défendu sa stratégie, estimant qu’elle avait permis de neutraliser la menace la plus grave pesant sur Israël depuis sa création.

« Tout accord doit être accompagné d’une menace militaire crédible. C’est ce que nous avons fait », a-t-il conclu.

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