Benjamin Netanyahou : "Une opportunité historique de paix avec le Liban"
Il affirme qu’une « opportunité historique » de paix avec le Liban s’ouvre, tout en conditionnant tout accord au désarmement du Hezbollah et au maintien d’un rapport de force militaire.


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé jeudi soir qu’Israël disposait d’une « opportunité historique » pour conclure un accord de paix avec le Liban, dans une intervention marquée par une mise en avant du rapport de force militaire. Selon lui, cette dynamique est le résultat direct des opérations menées depuis les attaques du 7 octobre 2023, qui auraient profondément modifié l’équilibre stratégique dans la région.
Le chef du gouvernement a évoqué des actions décisives contre le Hezbollah, affirmant que son arsenal avait été largement neutralisé et que son chef, Hassan Nasrallah, avait été éliminé. Ce nouveau contexte aurait, selon lui, conduit à une initiative libanaise inédite, avec des appels à des discussions directes, une première depuis plus de quarante ans.
Dans ce cadre, Israël a accepté un cessez-le-feu temporaire de dix jours, présenté comme une fenêtre pour faire avancer les négociations engagées à Washington. Netanyahou a toutefois fixé deux conditions centrales : le désarmement du Hezbollah et la conclusion d’un accord de paix durable fondé sur une « paix par la force ».
Le Premier ministre a rejeté les exigences du Hezbollah, notamment un retrait israélien complet du Liban et un cessez-le-feu strict sans conditions. Il a affirmé qu’Israël maintiendrait une zone de sécurité élargie au sud du Liban, destinée à prévenir toute infiltration et à protéger les localités du nord contre les tirs antichars.
Par ailleurs, Netanyahou a souligné sa coordination étroite avec Donald Trump, notamment sur la poursuite du blocus maritime et le démantèlement des capacités nucléaires de l’Iran. Il a évoqué des « mesures majeures » à venir susceptibles de transformer durablement la situation sécuritaire d’Israël.