Betsalel Smotrich à l'Allemagne : "Vous ne nous forcerez plus jamais à vivre dans des ghettos"
Évoquant la proximité avec Yom HaShoah, Smotrich a estimé que le chancelier devrait plutôt "demander pardon" plutôt que de commenter la politique israélienne face aux "nazis de notre génération"


Les tensions diplomatiques entre Israël et l’Allemagne se sont accentuées après des déclarations du chancelier allemand Friedrich Merz exprimant sa "profonde inquiétude" face à la situation en Judée-Samarie et mettant en garde contre toute "annexion de facto". Ces propos ont suscité une réaction virulente du ministre israélien des Finances, Betsalel Smotrich, figure de l’aile droite du gouvernement.
https://x.com/i/web/status/2043796245395976413
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Dans une série de messages publiés sur le réseau social X, Smotrich a vivement critiqué le dirigeant allemand, l’accusant de donner des leçons de morale à Israël. Évoquant la proximité avec Yom HaShoah (Journée de commémoration de la Shoah), il a estimé que le chancelier devrait plutôt "demander pardon" au nom de l’Allemagne, plutôt que de commenter la politique israélienne face à ce qu’il qualifie de "nazis de notre génération".
Le ministre israélien a également fait référence aux attaques du 7 octobre menées par des terroristes du Hamas, établissant un parallèle controversé avec la société palestinienne dans son ensemble. Dans un message adressé directement à Friedrich Merz, il a affirmé que les Israéliens n’accepteraient plus d’injonctions européennes concernant leur présence sur leur propre territoire, ajoutant : "Vous ne nous forcerez plus jamais à vivre dans des ghettos".
L’ambassadeur d’Israël en Allemagne, Ron Prosor, a fermement condamné ces attaques contre le chancelier allemand, estimant qu’elles portent atteinte à la mémoire de la Shoah en la déformant. S’exprimant à la radio publique israélienne Kan, Prosor a jugé ces déclarations inacceptables, tout en soulignant qu’il est légitime d’avoir des désaccords politiques avec l’Allemagne. Il a toutefois rappelé que Berlin reste un allié majeur d’Israël, qualifiant même le pays de "premier ami" sur la scène européenne, malgré les divergences persistantes entre les deux États, notamment sur la question des implantations en Judée-Samarie.