Boycott d'Israël ? 22 entreprises étrangères candidates pour le projet de métro de la région de Tel Aviv
Parmi les candidates étrangères figurent neuf sociétés indiennes, six chinoises, six européennes et deux américaines


Alors que certains dénoncent un isolement économique croissant d’Israël sur la scène internationale, le projet de métro du Gush Dan (centre d'Israël) continue d’attirer de grands groupes étrangers. La société gouvernementale NTA, chargée du développement des transports métropolitains, a annoncé mardi que 22 entreprises internationales avaient soumis leur candidature pour la phase de présélection de l’un des plus importants appels d’offres d’infrastructures jamais lancés dans le pays.
Au total, 33 entreprises ont manifesté leur intérêt pour le projet, dont 11 israéliennes et 22 étrangères. Parmi ces dernières figurent neuf sociétés indiennes, six chinoises, six européennes et deux américaines. Cette étape vise à vérifier que les candidats répondent aux critères techniques et financiers requis avant la poursuite de la procédure.
L’appel d’offres concerne l’un des volets les plus stratégiques du futur réseau de métro du Gush Dan. Il prévoit notamment le creusement d’environ 75 kilomètres de tunnels, la construction des infrastructures souterraines de 59 stations ainsi que de leurs accès. Le coût de cette phase est estimé à près de 65 milliards de shekels, tandis que le coût total du projet pourrait atteindre entre 150 et 200 milliards de shekels, ce qui en ferait le plus vaste chantier d’infrastructure de l’histoire d’Israël.
La présidente du conseil d’administration de NTA, Yodfat Afek-Arzi, a salué ce niveau de participation, qu’elle considère comme "une marque de confiance significative dans le projet, dans l’économie israélienne et dans notre capacité à mener à bien le plus grand projet d’infrastructure jamais réalisé dans le pays". Les groupes retenus à l’issue de la présélection pourront participer aux appels d’offres définitifs, attendus dans le courant de l’année.
Par ailleurs, NTA a indiqué que des entreprises turques ayant pris part aux démarches préliminaires n’avaient finalement pas déposé de candidature à ce stade. Toutefois, leur participation à des phases ultérieures n’est pas exclue. En février dernier, i24NEWS révélait que plusieurs sociétés turques, dont Akkord, DEIK et Simtay, avaient participé à une visite organisée en Israël par NTA et le ministère des Transports, malgré le boycott commercial imposé par Ankara à l’État hébreu.