"Ce que nous vous avons fait le 7 octobre, ce n'est rien" : un commerçant palestinien menace ses clients
Après avoir demandé l'annulation de sa commande de meubles via Facebook, une habitante de Jérusalem a eçu des menaces de mort visant également ses enfants


Un Palestinien propriétaire d'un magasin de meubles a été inculpé par la justice militaire israélienne pour une série de menaces visant plusieurs de ses clients, à l'issue d'une enquête menée par la police du district de Judée-Samarie. Selon l'acte d'accusation, l'homme aurait notamment déclaré à l'une de ses clientes : "Ce que nous vous avons fait le 7 octobre, ce n'est rien comparé à ce que je vais vous faire aujourd'hui".
L'affaire a débuté après le dépôt d'une plainte par une habitante de Jérusalem ayant acheté des meubles via Facebook. Après avoir demandé l'annulation de sa commande, elle aurait reçu des menaces de mort visant également ses enfants. L'enquête a ensuite permis d'identifier plusieurs autres victimes présumées.
Selon les autorités, une cliente ayant annulé un achat parce que les meubles livrés ne correspondaient pas à sa commande aurait reçu de nombreux appels exigeant le paiement de la marchandise, le suspect menaçant de se rendre à son domicile. Elle aurait également été contactée par des individus affirmant être liés à des organisations criminelles. Dans un autre cas, une cliente aurait reçu des appels lui indiquant que "cela finirait mal" pour elle, tandis qu'un autre client s'est vu rappeler que le commerçant connaissait son adresse, dans ce qui est présenté comme une tentative d'intimidation.
Au cours d'un différend commercial avec une autre cliente, le suspect aurait également lancé : "Vous connaissez la famille Hariri ? Alors je suis en route", après avoir évoqué les attaques du 7 octobre. À l'issue de l'enquête, le parquet militaire a retenu cinq chefs d'accusation pour menaces. La police israélienne a affirmé qu'elle continuerait à agir contre les actes d'intimidation et de harcèlement portant atteinte au sentiment de sécurité du public.