Des soldats de la brigade Givati sanctionnés après avoir refusé de monter avec une secouriste
Trois militaires religieux auraient refusé de monter dans un véhicule blindé où se trouvait une secouriste, affirmant suivre les consignes de leurs rabbins.


Une polémique a éclaté au sein de la brigade Givati, actuellement engagée dans la bande de Gaza, après le refus de trois soldats de monter à bord d’un véhicule blindé Namer en présence d’une secouriste militaire.
Selon Arutz Sheva, les trois militaires, issus d’une unité du programme Hesder combinant études religieuses et service militaire, auraient expliqué agir conformément aux instructions de leurs rabbins.
Après ce premier refus, les autres membres de la section auraient été interrogés pour savoir si certains acceptaient d’accompagner la secouriste. Aucun ne se serait porté volontaire. L’ensemble de la section aurait alors été condamné à 21 jours de confinement sur la base.
Les responsables militaires auraient également envisagé de retirer les trois soldats concernés des unités combattantes. L’incident se serait produit alors que leur bataillon participait à des opérations dans la bande de Gaza.
L’Association des yeshivot Hesder a pris la défense des militaires, affirmant qu’ils avaient agi conformément aux règles destinées à permettre aux soldats pratiquants de respecter leurs convictions religieuses pendant leur service. Elle estime donc que leur sanction n’est pas justifiée.
Cette affaire ravive le débat sur la coexistence entre les exigences opérationnelles de Tsahal, l’intégration des femmes dans les unités combattantes et les règles religieuses suivies par certains soldats. Au moment de la publication de ces informations, l’armée israélienne n’avait pas encore communiqué sa version des faits.