Espionnage pour l'Iran : 13 ans et demi de prison pour un habitant de Petah Tikva, la peine la plus lourde à ce jour
Alexander Granovsky avait notamment filmé des installations de centrales électriques ainsi que le quartier où réside le député Benny Gantz


Le tribunal de district de Lod a condamné mercredi Alexander Granovsky, un habitant de Petah Tikva, à 13 ans et demi de prison ferme pour avoir accompli plusieurs missions pour le compte d'un agent iranien. Il s'agit de la peine la plus lourde prononcée jusqu'à présent en Israël dans les affaires impliquant des personnes recrutées par des agents iraniens via les réseaux sociaux.
Granovsky entretenait des contacts réguliers avec son commanditaire par l'intermédiaire de Telegram. À sa demande, il a notamment filmé des installations de centrales électriques ainsi que le quartier où réside le député Benny Gantz, avant de lui transmettre les images.
Il a également incendié neuf véhicules, réalisé des graffitis et reçu pour instruction de détruire des uniformes de Tsahal. Il a par ailleurs servi d'intermédiaire afin de trouver des personnes ayant un passé criminel susceptibles de mener des actions violentes pour le compte de l'agent iranien.
Selon l'acte d'accusation, Granovsky prenait des précautions destinées à dissimuler son identité et à éviter d'être découvert. Il savait que son interlocuteur agissait pour le compte d'une entité hostile à Israël et connaissait ses objectifs, mais avait néanmoins poursuivi leur collaboration.
Il avait même proposé de sa propre initiative certaines missions et demandé à plusieurs reprises à son contact de lui confier des opérations plus importantes. En échange des tâches accomplies, il avait reçu plusieurs milliers de dollars versés sur un portefeuille numérique.
Alexander Granovsky a reconnu l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés et a été reconnu coupable notamment de contacts avec un agent étranger, de transmission d'informations à l'ennemi, ainsi que de multiples faits d'incendie volontaire et de dégradation.
Le parquet a souligné le caractère inédit de la peine, estimant qu'elle reflétait la gravité d'une collaboration avec des agents agissant pour le compte d'un pays hostile. Dans son jugement, le tribunal a également insisté sur l'objectif de dissuasion, estimant que toute personne tentée d'agir pour une puissance hostile en échange d'argent devait savoir qu'elle s'exposait à une peine de prison "très longue et extrêmement lourde".