Eyal Zamir met en garde contre les tentatives de politisation de Tsahal
« Tsahal restera un mur face aux pressions politiques », a-t-il assuré.


Le chef d’état-major de Tsahal, le général Eyal Zamir, a salué jeudi soir l’expérience acquise par les officiers israéliens depuis deux ans et demi de guerre, lors de la cérémonie de fin de formation du cursus de commandement « Alon » organisée à Glilot.
« L’expérience opérationnelle que vous avez accumulée ces deux dernières années et demie est sans précédent », a déclaré Eyal Zamir devant les diplômés appelés à devenir commandants de bataillons, d’escadrons et d’unités opérationnelles.
Le chef d’état-major a insisté sur la violence et l’intensité des combats traversés par ces officiers depuis le début de la guerre contre le Hamas et sur les différents fronts régionaux.
« Vous avez pris des décisions de vie ou de mort en une fraction de seconde. Cette expérience est le bien le plus précieux de Tsahal. Elle n’est enseignée dans aucun manuel militaire : elle a été écrite dans le sang, la sueur et l’ingéniosité », a-t-il affirmé.
Eyal Zamir a également évoqué les tensions internes traversant l’armée israélienne depuis le début du conflit, dénonçant des tentatives de « tirer Tsahal dans des luttes politiques qui ne sont pas les siennes ».
« Tsahal est aussi défiée de l’intérieur. Là aussi, nous resterons un mur solide », a-t-il assuré, promettant une conduite fondée sur « la responsabilité, l’humilité et le sens de l’État ».
Le chef d’état-major a enfin souligné les conséquences humaines de la guerre prolongée sur les soldats, les réservistes et leurs familles, affirmant que l’armée avait la responsabilité de préparer les meilleures conditions possibles pour les prochaines générations de combattants israéliens.