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Ofer Zalzberg : "Une armistice est plus réaliste qu’une paix avec le Liban"
Selon lui, toute avancée passera par un affaiblissement progressif du Hezbollah et un renforcement de l’État libanais.


Invité sur i24NEWS, Ofer Zalzberg, directeur du programme Moyen-Orient au Kellman Institute for Conflict Transformation, a estimé qu’un véritable accord de paix entre Israël et le Liban demeurait peu probable à court terme.
Selon lui, une armistice ou des arrangements sécuritaires progressifs apparaissent aujourd’hui comme une perspective plus réaliste qu’une normalisation complète des relations.
Ofer Zalzberg insiste notamment sur la nécessité de distinguer le Hezbollah de l’ensemble de la population chiite libanaise.
« Israël ne fait pas la guerre aux chiites, Israël fait la guerre au Hezbollah », affirme-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme « le piège » entretenu par l’organisation pro-iranienne : présenter toute frappe israélienne contre le Hezbollah comme une attaque visant l’ensemble de la communauté chiite.
L’analyste estime que cette confusion empêche l’émergence d’une opposition chiite plus ouverte à un compromis avec Israël.
Selon lui, plusieurs figures et une partie de la jeune génération chiite chercheraient davantage à s’intégrer dans l’État libanais qu’à rester liées à une milice armée soutenue par l’Iran.
Pour Ofer Zalzberg, le principal obstacle reste avant tout idéologique. Il évoque une doctrine portée par le Hezbollah qui refuse l’existence même d’Israël, davantage qu’un conflit religieux entre Juifs et chiites.
L’expert juge également que les efforts diplomatiques américains actuels souffrent d’un excès d’ambition. Selon lui, États-Unis cherchent à avancer trop rapidement vers une paix globale alors que les Libanais évoquent surtout une armistice.
« Il faut d’abord définir un projet commun », explique-t-il, plaidant pour une approche graduelle destinée à affaiblir progressivement le Hezbollah et à renforcer les institutions de l’État libanais.
Il avertit enfin qu’un cessez-le-feu imposé trop rapidement sous pression internationale risquerait d’affaiblir la position israélienne dans les négociations régionales.