Gaza : Benjamin Netanyahou reçoit Nickolay Mladenov sur fond de discussions autour du désarmement du Hamas
Le plan américain pour l’après-guerre reste bloqué par la question du désarmement du Hamas, malgré un cessez-le-feu qui tient mais demeure « loin d’être parfait ».


Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a rencontré mercredi à Jérusalem Nickolay Mladenov, envoyé du "Conseil de paix" pour Gaza, de retour en Israël après un précédent entretien qualifié de « positif et substantiel ». Les discussions portent sur l’avenir de Gaza, sept mois après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, alors que le plan américain en 20 points pour l’après-guerre reste bloqué par la question centrale du désarmement du Hamas.
Le Conseil de la paix, chargé de superviser la gestion de Gaza après la guerre, avait donné jusqu’au 11 avril au Hamas pour accepter une proposition prévoyant la remise progressive de toutes ses armes. Le mouvement terroriste a largement rejeté ces exigences et présenté une contre-proposition : il refuse de traiter la question de son arsenal en dehors d’un cadre politique menant à la création d’un État palestinien, une perspective rejetée par le gouvernement israélien.
Nickolay Mladenov tente de défendre une ligne d’équilibre : selon lui, il n’est pas demandé au Hamas de « disparaître comme mouvement politique », mais de renoncer à l’action armée. « Un parti politique qui désavoue l’activité armée peut participer à des élections nationales palestiniennes », a-t-il affirmé. Mais il prévient aussi qu’aucune reconstruction durable n’est possible tant que des groupes armés contrôlent les rues, se cachent dans les tunnels et accumulent des armes.
L’envoyé pour Gaza estime que le cessez-le-feu tient, mais reste « loin d’être parfait ». Il juge que, sept mois après la trêve, « la porte de l’avenir de Gaza est toujours fermée » : ce n’est, selon lui, ni ce qui avait été promis aux Palestiniens, ni ce qu’ils méritent, et cela ne donne pas non plus à Israël la sécurité nécessaire pour avancer.
Mladenov accuse également le Hamas de renforcer son emprise dans les zones qu’il contrôle encore, en taxant une population déjà épuisée et en bloquant des travailleurs palestiniens approuvés pour construire des logements temporaires destinés aux déplacés. Pour lui, le message est clair : « On ne peut pas bâtir un avenir avec des groupes armés dans les rues. »