- i24NEWS
- Vu sur i24NEWS
- Noam Bettan, une voix pour Israël : "Je veux donner de la lumière"
Noam Bettan, une voix pour Israël : "Je veux donner de la lumière"
À quelques jours de l’Eurovision, Noam Bettan porte bien plus qu’une chanson : une identité, une histoire et une volonté farouche de transmettre espoir et émotion au-delà des tensions.


Il a le sourire, la détermination et une mission qui dépasse la musique. À quelques jours de l’Eurovision 2026, Noam Bettan se prépare à porter les couleurs d’Israël devant plus de 120 millions de téléspectateurs. Entre pression artistique et contexte politique sensible, le jeune artiste avance avec une ligne claire : rester fidèle à lui-même et transmettre de l’émotion.
« Je suis très excité, mais surtout très concentré », confie-t-il au micro d'i24NEWS, plongé dans des répétitions intensives. Car derrière l’enthousiasme, il y a « une lourde responsabilité » : représenter un pays sous le regard du monde. « Je me sens honoré. Je sens le peuple derrière moi, et ça me donne énormément de force », explique-t-il .
Franco-israélien, Noam Bettan incarne un pont culturel assumé. « La moitié de mon cœur est en français, l’autre en hébreu », dit-il, revendiquant une identité double qui s’exprime pleinement dans sa chanson "Michelle", mêlant français, hébreu et anglais. Une œuvre intime, qui évoque « une histoire d’amour un peu toxique » et délivre un message universel : « se choisir soi-même avant tout ».
Mais au-delà de la performance artistique, l’Eurovision s’annonce aussi comme une épreuve. Interrogé sur les tensions et les manifestations hostiles à Israël, l’artiste refuse de s’y attarder : « Mon focus, c’est la musique, la performance, mon mental. Tout le reste, je le laisse de côté ». Une manière de se protéger et de rester aligné avec son objectif principal.
Car pour lui, la musique a une fonction essentielle : « Quand j’étais dans des moments difficiles, la musique m’a fait sentir que je n’étais pas seul ». Aujourd’hui, il veut à son tour transmettre cette force. « Si je peux donner de la lumière et de l’amour aux gens, c’est ça le plus important ».
Ce parcours, il ne l’avait pas anticipé. Mais une fois la possibilité de l’Eurovision apparue, il s’y est engagé pleinement. « J’ai tout donné pour y arriver », raconte-t-il, conscient que cette scène peut marquer un tournant dans sa carrière.
Et après ? « Continuer à faire la musique que j’aime, avec des intentions pures », répond-il simplement. Comme une promesse.
Dans un concours où tout peut basculer en quelques minutes, Noam Bettan ne cherche pas seulement à gagner. Il veut marquer. Et surtout, toucher.