Israël débloque 28 millions de shekels pour restaurer la Samarie antique
Jérusalem entend transformer l’ancienne capitale du royaume biblique d’Israël en grand site national de tourisme, d’archéologie et de patrimoine.


Le gouvernement israélien a approuvé dimanche un vaste plan de restauration et de développement de la Samarie antique, en Judée-Samarie, avec un investissement de 28 millions de shekels destiné à transformer l’ancien cœur du royaume d’Israël en grand site national de tourisme et de patrimoine.
Le projet concerne le parc national de « Shomron HaAtika », considéré comme l’ancienne capitale du royaume biblique d’Israël. Les autorités israéliennes souhaitent en faire un site majeur capable d’accueillir un large public, sur un modèle comparable à celui du site d’Herodion (ou Hérodium).
Le financement sera assuré conjointement par six ministères israéliens : Tourisme, Culture, Diaspora, Économie, Patrimoine et Protection de l’environnement. Plus de 12,5 millions de shekels seront notamment transférés à l’Autorité israélienne de la nature et des parcs entre 2026 et 2028.
Le programme prévoit la poursuite des fouilles archéologiques — dont une deuxième campagne est déjà en cours — ainsi que la préservation de l’amphithéâtre construit par le roi Hérode et la restauration des vestiges du palais des rois d’Israël.
La ministre israélienne de la Protection de l’environnement, Idit Silman, a salué « un lieu où l’histoire juive prend une expression concrète sur le terrain ». Selon elle, le développement du site permettra de lui rendre « sa place légitime comme site national du patrimoine reflétant la continuité historique de la présence juive sur la terre d’Israël ».
Le président du conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, a évoqué un « correctif historique » destiné à sauver l’ancienne capitale du royaume d’Israël. Il a également accusé l’Autorité palestinienne de mener des tentatives de « destruction, de pillage et d’effacement » du site.
Le projet prévoit enfin la conservation de découvertes archéologiques rares, l’aménagement de sentiers ainsi que la construction d’infrastructures destinées au public.