Israël : des manifestations attendues ce soir pour réclamer un gouvernement judéo-arabe
Selon un sondage du centre Accord de l’Université hébraïque de Jérusalem, publié le 29 octobre par le Jerusalem Post, 61 % des électeurs de l’opposition sont favorables à une coalition avec Ra’am


Des manifestations sont prévues ce samedi 31 octobre à 19h30 à Tel-Aviv, Jérusalem, Haïfa, Beer-Sheva et Tayibe, à l’appel du mouvement judéo-arabe Standing Together. Les organisateurs réclament la formation d’un gouvernement associant les partis juifs de l’opposition aux formations arabes, après les élections législatives du 27 octobre qui ont privé Benjamin Netanyahou de majorité parlementaire.
Jeudi, plusieurs centaines de manifestants s’étaient déjà rassemblés devant le domicile de Gadi Eisenkot, à Herzliya, pour réclamer une coopération avec les partis arabes.
61 % des électeurs de l’opposition favorables à une coalition avec Ra’am
Selon un sondage réalisé par le centre Accord de l’Université hébraïque de Jérusalem, publié le 29 octobre par le Jerusalem Post, 61 % des électeurs des quatre principales formations d’opposition se déclarent favorables à un gouvernement dirigé par Gadi Eisenkot et comprenant le parti arabe Ra’am de Mansour Abbas.
L’enquête, menée le 27 octobre, soir des élections, auprès de 467 électeurs de Yashar, B’Yachad, des Démocrates et d’Israel Beiteinou, indique que 20 % des personnes interrogées préfèrent de nouvelles élections, 12 % un gouvernement de rotation avec Netanyahou et 7 % une coalition avec les partis ultraorthodoxes.
Parmi les dirigeants de ces formations, Yair Golan, à la tête des Démocrates, soutient une coopération avec les partis arabes. Gadi Eisenkot, Naftali Bennett et Avigdor Liberman ont en revanche exprimé leur opposition à leur participation au gouvernement.
Jeudi, Yair Golan a rencontré Mansour Abbas pour discuter des possibilités de coopération parlementaire. Les partis arabes restent toutefois divisés sur leur participation à une coalition : Ra’am s’est déclaré ouvert à cette possibilité, tandis que la Liste commune privilégie une autre stratégie.