Israël facilite le dépistage du cancer du poumon
Cette initiative, lancée à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, vise à faciliter l’accès à un examen capable de détecter la maladie à un stade précoce.


Une première dans le système de santé israélien. Le groupe médical Assuta a annoncé le lancement d’un dispositif permettant aux fumeurs et anciens fumeurs éligibles de réaliser un scanner pulmonaire de dépistage sans rendez-vous préalable.
Le programme, mis en place à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, est désormais accessible dans plusieurs centres Assuta à travers le pays, notamment à Tel-Aviv (Ramat HaHayal), Rishon LeZion, Haïfa, Beer-Sheva et Ashdod.
Cette initiative intervient quelques mois après l’intégration du dépistage du cancer du poumon par scanner à faible dose de radiation au panier de santé israélien. La décision fait suite à un programme pilote national ayant démontré l’efficacité de cet examen pour détecter précocement la maladie chez les personnes à risque.
Sont éligibles les personnes âgées de 60 à 75 ans ayant fumé pendant au moins vingt ans, qu’elles soient toujours fumeuses ou qu’elles aient arrêté au cours des quinze dernières années.
Selon l’Association israélienne de lutte contre le cancer, près de 3.000 personnes sont diagnostiquées chaque année d’un cancer du poumon en Israël et environ 2.000 en meurent. Environ 80 % des cas sont liés au tabagisme.
L’examen ne nécessite aucune préparation particulière et ne dure que quelques secondes. Les patients doivent toutefois se présenter avec une ordonnance de leur médecin traitant ainsi qu’une prise en charge de leur caisse d’assurance maladie (formulaire 17).
« Nous accordons une grande importance à rendre les examens de dépistage essentiels plus accessibles, plus simples et plus disponibles, car le dépistage précoce sauve des vies », a déclaré Gidi Leshatz, directeur général d’Assuta.
Pour la Dre Shani Brosh, responsable médicale du groupe, le cancer du poumon est souvent diagnostiqué tardivement faute de symptômes précoces. « Le scanner à faible dose permet d’identifier de très petites anomalies avant même l’apparition des symptômes et d’augmenter considérablement les chances de guérison », souligne-t-elle.