Israël : les cinq usines de dessalement touchées par les algues ont repris leur activité
Les autorités assurent que les besoins en eau potable comme ceux du secteur agricole sont actuellement couverts, même si certaines usines n'ont repris que partiellement


Les cinq usines de dessalement israéliennes contraintes de fermer il y a une dizaine de jours en raison d’une importante prolifération d’algues en Méditerranée ont désormais toutes repris leur activité, au moins partiellement. L’installation de Hadera, qui avait été la moins affectée par la crise, fonctionne à pleine capacité, ont indiqué mercredi le ministère de l’Énergie et l’Autorité de l’eau.
Les autorités assurent que les besoins en eau potable comme ceux du secteur agricole sont actuellement couverts. Elles appellent néanmoins les collectivités locales et la population à continuer d’utiliser l’eau avec modération, notamment pour l’arrosage des jardins et des espaces verts. Le réseau reste en effet davantage dépendant qu’à l’ordinaire des nappes phréatiques, des forages et du lac de Tibériade pour compenser la baisse de production des installations côtières.
La crise avait débuté à la fin du mois d’août, lorsque cinq des six grandes usines de dessalement du pays avaient dû interrompre leur production en raison d’une forte turbidité de l’eau de mer provoquée par des microalgues. Celles-ci auraient été transportées vers les côtes israéliennes depuis le delta du Nil. Quelques jours plus tard, les installations d’Ashkelon et d’Ashdod étaient toujours totalement à l’arrêt, tandis que celles de Palmachim et de Sorek ne fonctionnaient qu’à capacité réduite.
L’épisode a provoqué des perturbations ponctuelles dans l’approvisionnement et conduit les autorités à limiter certains usages publics et agricoles de l’eau. Des réservoirs d’urgence avaient notamment été déployés à Jérusalem, tandis que Mekorot, la compagnie nationale des eaux, avait accru le recours aux forages et au pompage dans le lac de Tibériade.
L’incident a surtout mis en lumière la forte dépendance d’Israël au dessalement : en temps normal, les grandes installations côtières fournissent environ 80 % de l’eau potable consommée par les municipalités. Plusieurs spécialistes ont appelé à renforcer les sources de secours, notamment en réhabilitant les puits inutilisés et en préservant davantage les réserves naturelles. Selon les données de l’Autorité de l’eau, environ 41 % des 1 702 forages du pays étaient inactifs début 2026.
Le gouvernement prévoit parallèlement de poursuivre l’expansion massive du dessalement. Son objectif est de porter la production à 2,3 milliards de mètres cubes par an d’ici 2050, contre environ 1,1 milliard prévu à plus court terme.