Israël réclame près de 200 000 shekels à l’auteur d’un incendie terroriste au mont Scopus
L'auteur de l'incendie du mont Scopus avait reconnu avoir voulu faire perdre de l'argent à l'État. Les autorités entendent désormais lui faire payer la facture.


Les services israéliens d'incendie et de secours, conjointement avec le parquet du district de Jérusalem, ont déposé une plainte civile de 191 496 shekels à l'encontre d'un habitant d'Issawiya, condamné pour l'incendie volontaire d'une zone boisée sur le mont Scopus, montage de Jérusalem située au nord-est de la vieille ville, en juin 2024.
Le mis en cause, âgé de 17 ans au moment des faits, avait reconnu sa participation à un acte de terrorisme par incendie volontaire commis en groupe. Il est désormais poursuivi afin de rembourser à l'État les frais directs engagés pour maîtriser le sinistre, ainsi que l'ensemble des dommages occasionnés.
Selon les conclusions de l'enquête, l'incendie criminel a ravagé une importante superficie de végétation, mis des vies en danger et nécessité la mobilisation de moyens opérationnels considérables.
Le commandant du district de Jérusalem des services d'incendie et de secours, Shmuel Friedman, a tenu à rappeler qu'un incendie volontaire ne saurait être réduit à un simple acte de vandalisme, mais constitue une infraction grave mettant directement des vies en péril.
« Nous agirons pour que les incendiaires rendent des comptes, sur le plan pénal comme sur le plan financier », a-t-il déclaré. Cette coopération avec le parquet vise, selon lui, à protéger les ressources publiques et à garantir que les responsables assument l'intégralité des conséquences de leurs actes.
Cette plainte s'inscrit dans le cadre d'un dossier plus large impliquant cinq jeunes de Jérusalem-Est, soupçonnés d'avoir mené une série d'incendies à caractère nationaliste aux abords d'un hôpital. Parmi les suspects figuraient deux employés de maintenance de l'établissement. L'un d'eux aurait reconnu, lors de son interrogatoire, une motivation économique, affirmant avoir agi pour que l'État d'Israël « perde de l'argent » et assume le coût des dégâts.
Avec cette procédure civile, les autorités israéliennes entendent renverser cette logique : les dommages provoqués par les incendies pourraient désormais être réclamés directement aux personnes impliquées.