Jérusalem : Itamar Ben-Gvir réunit la police et les services de secours après la mort de deux nourrissons
Les autorités font face à de fortes pressions pour renforcer les contrôles des structures de garde non agréées.


Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a annoncé lundi la tenue d’une évaluation sécuritaire d’urgence avec la police et les services de secours, au lendemain d’un drame survenu dans un jardin d’enfants du quartier ultra-orthodoxe de Romema, à Jérusalem. Deux nourrissons ont trouvé la mort et environ 55 autres enfants ont été blessés dans des circonstances qui font toujours l’objet d’une enquête.
Ben-Gvir a annulé une conférence de presse prévue à la Knesset afin de superviser cette réunion, destinée à faire le point sur les premiers éléments de l’enquête et sur les défaillances ayant conduit à la tragédie. Les services d’urgence avaient été appelés sur les lieux pour une suspicion de fuite de monoxyde de carbone ou d’exposition à des substances dangereuses.
L’événement a provoqué une vive émotion dans la classe politique israélienne, majorité et opposition confondues. Le président du parti Shas, Aryeh Deri, a évoqué la nécessité d’un « profond examen de conscience », estimant que la communauté ultra-orthodoxe avait été « brutalement plongée dans la détresse ». Il a mis en garde contre les conséquences dramatiques de structures de garde informelles et non encadrées.
Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a pour sa part interrogé publiquement les autorités sur le nombre de crèches illégales opérant en Israël, dénonçant un manque de contrôle et de responsabilité. Le leader de l’opposition, Yair Lapid, a appelé à ne pas instrumentaliser politiquement « une tragédie aussi insoutenable ».
La municipalité de Jérusalem a confirmé que l’établissement concerné n’était ni agréé ni supervisé. De son côté, le ministre de l’Éducation Yoav Kisch a ordonné la création d’une cellule interministérielle chargée d’identifier, de contrôler et de fermer les structures privées opérant illégalement.
Les autorités espèrent que cette tragédie servira de signal d’alarme pour renforcer la régulation et la sécurité des structures accueillant de jeunes enfants.