Judée-Samarie : Tsahal renforce ses effectifs face au risque d'escalade
Les responsables de la sécurité exhortent les dirigeants politiques et les responsables des implantations à apaiser les tensions afin d'éviter une détérioration de la situation.


À la suite des violences survenues ces derniers jours en Judée-Samarie, Tsahal a considérablement renforcé son dispositif, avec 26 bataillons désormais déployés dans la région. L'armée, la police israélienne et le Shin Bet coordonnent leurs efforts afin d'empêcher une nouvelle flambée de violences.
Selon des responsables de la sécurité cités par N12, « c'est le moment d'apaiser la situation ». Ils estiment que si les tensions ne sont pas maîtrisées dans les prochains jours, la situation pourrait rapidement échapper à tout contrôle.
Les autorités soulignent qu'au cours des deux derniers mois, 219 actes de violence à caractère nationaliste ont été recensés en Judée-Samarie, dont cinq au cours de la seule nuit dernière. Parmi eux figurent notamment des incendies criminels visant des mosquées ainsi que l'incendie d'une habitation dont les occupants ont réussi à s'échapper. Deux suspects ont été arrêtés dans cette affaire.
L'armée critique également le manque de coordination entre certains habitants des implantations et les forces de sécurité. Selon de hauts responsables militaires, cette situation oblige les soldats à intervenir sur des incidents qui les détournent de leur mission principale : la lutte contre le terrorisme palestinien. Ils dénoncent par ailleurs le soutien apporté par certains responsables politiques, estimant qu'il contribue à créer un climat propice aux débordements.
À l'approche des fêtes de Tichri, Tsahal prévoit un nouveau renforcement de ses effectifs, en raison d'une hausse des alertes concernant d'éventuelles attaques palestiniennes. L'armée se dit également préoccupée par les initiatives de certains militants d'extrême droite cherchant à se rendre à Gaza ou en Syrie.
Ces inquiétudes interviennent après l'attentat meurtrier de vendredi près de Havat Gilad, au cours duquel deux Israéliens ont été assassinés. Selon Tsahal, la randonnée effectuée près du village palestinien de Tel n'avait pas été coordonnée avec les forces de sécurité, un élément qui fait désormais l'objet de vives critiques au sein de l'appareil sécuritaire.