L'administration pénitentiaire israélienne renforce les mesures de sécurité autour de Yigal Amir
L'assassin d'Yitzhak Rabin sera désormais entravé non seulement aux mains, mais également aux pieds lors de ses déplacements en détention


L'administration pénitentiaire israélienne a décidé de durcir les conditions de sécurité entourant la détention de Yigal Amir, l'assassin de l'ancien Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, selon des informations publiées par Ynet.
Dans le cadre de cette nouvelle mesure, Amir sera désormais entravé non seulement aux mains, mais également aux pieds lors de ses déplacements en détention. Cette décision s'ajoute aux nombreuses restrictions et dispositifs de surveillance déjà en vigueur depuis son incarcération.
Yigal Amir purge une peine de prison à vie depuis l'assassinat de Rabin en novembre 1995. Considéré comme un détenu de sécurité, il a été soumis dès le début de sa peine à un régime carcéral exceptionnel. Il avait notamment été placé dans une aile spécialement aménagée de la prison d'Ayalon, sous surveillance vidéo permanente.
Pendant de nombreuses années, les autorités ont régulièrement prolongé son isolement, estimant que ses convictions idéologiques continuaient de représenter un risque sécuritaire. À la suite de plusieurs recours judiciaires et décisions de justice, il a toutefois été transféré en 2012 dans une cellule ouverte partagée avec d'autres détenus au sein d'une aile fermée.
Au fil des années, Amir a multiplié les recours contre ses conditions de détention. Il a notamment contesté la présence de caméras dans sa cellule, réclamé des conditions d'accès au téléphone comparables à celles des autres prisonniers et demandé davantage de contacts avec l'extérieur. Certaines de ses requêtes ont été partiellement acceptées, mais plusieurs restrictions ont été maintenues pour des raisons de sécurité.
Son maintien en prison à perpétuité est par ailleurs encadré par une modification législative adoptée en 2001, qui exclut toute recommandation de réduction de peine pour les personnes reconnues coupables de l'assassinat d'un Premier ministre pour des motifs politiques ou idéologiques.
La décision récente de l'administration pénitentiaire s'inscrit ainsi dans la continuité des mesures exceptionnelles mises en place depuis plus de trente ans autour de l'un des détenus les plus sensibles du système carcéral israélien.