Le copilote du vol FlyDubai aurait cherché à faire s’écraser l'avion sur le territoire israélien
Les enquêteurs examinent l’hypothèse d’une prise de contrôle de l’appareil au-dessus de la Jordanie pour provoquer un crash en territoire israélien.


Les autorités israéliennes cherchent à déterminer si le copilote du vol FlyDubai impliqué dans l’incident de mercredi voulait prendre le contrôle de l’appareil au-dessus de la Jordanie avant de le faire s’écraser à grande vitesse en Israël. Cette hypothèse fait partie des scénarios examinés par les services de sécurité et n’est pas, à ce stade, établie.
Selon Channel 12, le directeur du Shin Bet, David Zini, alertait depuis plusieurs mois sur ce qu’il considérait comme des dispositifs de sécurité insuffisants sur les vols en provenance des Émirats arabes unis.
La chaîne rapporte qu’un important différend avait opposé, dans les semaines précédant l’incident, le Shin Bet aux compagnies aériennes israéliennes. L’agence avait interdit une liaison avec les Émirats pour des raisons sécuritaires et demandé un renforcement des mesures de protection.
D’après ce même reportage, ces exigences auraient pu contribuer à prévenir une attaque de ce type. Elles concernaient toutefois les compagnies israéliennes, dont la sécurité relève du Shin Bet. La prévention des menaces visant les transporteurs étrangers relève, selon les informations rapportées, du Mossad.
Les renseignements disponibles faisaient état d’une forte hausse des alertes concernant de possibles attaques. Les préoccupations portaient principalement sur d’autres scénarios, notamment des tirs de missiles ou des attaques au sol contre des aéroports. La possibilité d’une prise de contrôle de l’appareil par un membre de l’équipage n’aurait été évoquée dans aucune discussion officielle.
En juillet, le Shin Bet avait informé les compagnies israéliennes que leurs vols vers Dubaï seraient interdits jusqu’à la fin octobre, sur fond de tensions régionales et de crainte d’une nouvelle escalade avec l’Iran.
Après l’incident, FlyDubai a annoncé mercredi soir la suspension de ses vols vers Israël pour six jours. El Al et Arkia ont, de leur côté, indiqué prévoir une reprise de leurs liaisons en novembre, avec des mesures de sécurité renforcées.