Netanyahou au mémorial Yad LaBanim : "Le combat n'est pas terminé"
"Notre détermination à nous défendre reste totale", a-t-il affirmé.


À la maison « Yad LaBanim », le mémorial dédié aux fils tombés au combat, le sommet de l’État s’est réuni lundi pour ouvrir les cérémonies nationales. Dans une atmosphère empreinte d’une gravité particulière — alors que le pays panse encore les plaies d’une guerre multi-fronts sans précédent depuis 1948 —, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a pris la parole devant les familles endeuillées.
Lui-même frère de soldat tombé à Entebbe, le chef du gouvernement a d'abord invoqué la persistance du deuil : « La blessure est plus profonde que le temps. Le temps passe, mais il n'efface jamais l'instant de la nouvelle, cette amertume absolue où l'on comprend que l'être aimé n'est plus. » Mais très vite, le discours a basculé vers les enjeux sécuritaires brûlants d'avril 2026.
Évoquant les 25 648 soldats tombés depuis la création de l'État, dont les derniers noms ont été ajoutés après les récents combats au Liban, le Premier ministre a martelé la détermination d’Israël face à l’Iran et ses proxys. « Nous n’avons pas encore achevé le combat, mais nous sommes résolus à nous défendre par nous-mêmes. Nos pilotes dominent le ciel de la région, apportant une preuve irréfutable de notre force face à l'axe iranien », a-t-il affirmé, saluant une « génération de la victoire » dont le courage rappelle celui des fondateurs de 1948.
Par ailleurs, Benyamin Netanyahou a souligné la « fraternité d'armes » qui transcende les clivages politiques, rappelant avec force que le retour de tous les otages de Gaza constituait « l'acte ultime de garantie mutuelle ». À ses côtés, le président de la Knesset, Amir Ohana, a résumé cette dualité typiquement israélienne : « L'œil pleure d'amertume, mais le cœur est joyeux. Car chez nous, la joie n'efface pas la larme, elle lui donne son sens. »
Pour Jérusalem et le reste du pays, ce Yom Hazikaron 2026 ne se contente pas d'honorer le passé ; il souligne la fragilité d'un présent où, selon les mots du maire Moshe Lion, « la liberté de jouir des fruits de l'État de l'Israël ne peut s'affranchir du souvenir du prix exorbitant payé par les familles ». Une vérité qui, deux ans et demi après le choc du 7 octobre, résonne plus que jamais comme un cri de survie.