OCDE : les étudiants israéliens parmi les moins performants
Les résultats placent Israël à la dernière place en mathématiques et à l'avant-dernière en lecture parmi les pays évalués.


Les étudiants israéliens figurent parmi les moins performants des pays de l'OCDE en lecture et en mathématiques, selon une analyse des données de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiée par The Economist. Les résultats placent Israël à la dernière place en mathématiques et à l'avant-dernière en lecture parmi les pays évalués.
L'étude s'appuie sur l'enquête de l'OCDE sur les compétences des adultes, réalisée une fois par décennie. Pour cette analyse, l'organisation a examiné les résultats de quelque 160 000 participants, en se concentrant sur les étudiants de moins de 35 ans inscrits dans l'enseignement supérieur.
Les chiffres sont particulièrement préoccupants. Un étudiant israélien sur cinq (20 %) obtient le niveau le plus faible en mathématiques, contre 8 % en moyenne dans les pays de l'OCDE. En compréhension de l'écrit, 14 % des étudiants israéliens se situent au niveau le plus bas, soit près du double de la moyenne de l'organisation. Seule la Pologne affiche un résultat plus faible dans cette catégorie.
Selon l'OCDE, ce niveau correspond aux compétences attendues d'un enfant d'environ dix ans dans un pays développé. Les épreuves mesurent des aptitudes essentielles de la vie quotidienne, comme comprendre la notice d'un médicament ou effectuer des calculs simples.
L'analyse souligne que la dégradation des performances ne date pas uniquement de la pandémie de Covid-19. Parmi les facteurs évoqués figurent également le recul des habitudes de lecture, les évolutions des programmes scolaires, les changements démographiques et l'essor de l'intelligence artificielle, qui modifie les méthodes d'apprentissage.
Si plusieurs pays, dont la France, l'Allemagne ou les Pays-Bas, enregistrent eux aussi une baisse des compétences, Israël se distingue par l'ampleur de son recul. Pour The Economist, les universités doivent désormais relever un double défi : combler les lacunes académiques des nouveaux étudiants tout en préservant les exigences de l'enseignement supérieur à l'ère de l'intelligence artificielle.