Rapport du contrôleur de l'État : Israël reste insuffisamment préparé à la crise climatique
Cette troisième évaluation de suivi conclut que la plupart des défaillances relevées dans les précédents rapports n'ont toujours pas été corrigées

Israël demeure insuffisamment préparé à faire face aux conséquences du changement climatique, selon un nouveau rapport publié mardi par le contrôleur de l'État, Matanyahu Englman. Cette troisième évaluation de suivi sur la préparation du gouvernement à la crise climatique conclut que la plupart des défaillances relevées dans les précédents rapports n'ont toujours pas été corrigées.
Le rapport souligne notamment qu'Israël ne dispose toujours ni d'une loi sur le climat, ni d'un plan national de préparation, ni d'un organisme gouvernemental chargé de coordonner l'ensemble des politiques liées à cette question.
Parmi les principales critiques formulées, le contrôleur relève que le comité ministériel sur le climat, créé en 2023, ne s'est jamais réuni. Il note également qu'aucun mécanisme de contrôle n'avait été mis en place jusqu'en août 2025 pour superviser l'utilisation des quelque 8,8 milliards de shekels alloués au fil des années à la lutte contre la crise climatique.
L'audit révèle par ailleurs que 89 % des ministères et organismes publics concernés n'ont pas élaboré de plans opérationnels détaillés comprenant un budget, un calendrier de mise en œuvre et des indicateurs de performance.
Le rapport met toutefois en avant certains progrès, notamment dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et le développement des énergies renouvelables. Malgré ces avancées, le contrôleur estime qu'Israël ne devrait pas atteindre les objectifs climatiques qu'il s'est fixés pour 2030.
Parmi les évolutions positives recensées figurent également la création d'un centre national de calcul climatique, l'introduction d'une taxe carbone et l'avancement d'un portail dédié aux risques climatiques.
En conclusion, Matanyahu Englman appelle le gouvernement à instaurer un mécanisme centralisé de gestion de la crise climatique et à accélérer l'adoption d'une législation dédiée. Il souligne que, malgré le contexte sécuritaire auquel Israël est confronté, la préparation aux menaces climatiques et à leurs conséquences à long terme ne peut être reléguée au second plan.