Retour des familles dans les localités proches de Gaza : 9 % d’élèves en plus qu’avant la guerre
Sderot affiche l’évolution la plus marquée, avec une progression d’environ 16 % du nombre d’élèves par rapport à octobre 2023


À la veille de la rentrée scolaire, les chiffres témoignent d’un retour progressif à la vie dans les localités israéliennes proches de la bande de Gaza. Au total, 22 233 élèves sont inscrits cette année dans les cinq collectivités de la région, soit environ 9 % de plus qu’à la veille du 7 octobre 2023.
Sderot ainsi que les conseils régionaux d’Eshkol, Hof Ashkelon, Sdot Negev et Shaar HaNegev comptent ainsi 1 802 élèves supplémentaires par rapport à la période précédant la guerre.
Parmi les enfants concernés, 4 553 ont moins de trois ans, 3 965 sont inscrits en maternelle et 13 715 fréquenteront les établissements scolaires, du primaire au lycée.
Cette hausse accompagne le retour progressif des habitants dans plusieurs localités évacuées après l’attaque du 7 octobre. À Kissufim, plus de 95 % des résidents ont déjà regagné le kibboutz. Des retours sont également enregistrés à Holit et Kfar Aza, tandis que les jeunes de Be’eri ont repris leur scolarité dans la région d’Eshkol.
Sderot affiche l’évolution la plus marquée, avec une progression d’environ 16 % du nombre d’élèves par rapport à octobre 2023. Sdot Negev et Hof Ashkelon comptent eux aussi davantage d’enfants scolarisés qu’avant la guerre.
Cette croissance s’accompagne d’importants investissements publics. La Direction Tekuma, chargée de la reconstruction et du développement de la région, prévoit de consacrer environ 364 millions de shekels à l’éducation en 2026.
Sur cette enveloppe, 184 millions de shekels doivent financer des programmes adaptés aux besoins des différentes collectivités, 103 millions seront consacrés à la construction et au développement d’infrastructures scolaires et 54 millions à l’éducation non formelle. D’autres fonds doivent soutenir l’enseignement de l’anglais et des technologies ainsi que la formation des enseignants.
Pour Aviad Friedman, directeur de Tekuma, l’augmentation du nombre d’élèves ne constitue pas seulement un indicateur démographique. Elle reflète, selon lui, le retour des familles et le rétablissement progressif des communautés de la région après près de trois années de guerre.