Rom Braslavski à Benjamin Netanyahou : "Je voterai à droite par peur d'un nouveau gouvernement palestinien"
"Bravo pour la guerre à Gaza. Il ne faut pas lever le pied", a lancé l'ancien otage au Premier ministre israélien


L'ancien otage Rom Braslavski s'est invité mardi dans un direct organisé par Benjamin Netanyahou sur les réseaux sociaux dans le cadre de la campagne du Likoud pour les élections législatives. Malgré les "nombreux désaccords" qu'il dit avoir avec le Premier ministre, il a affirmé préférer voter à droite plutôt que de soutenir la gauche, par crainte de voir se former "à nouveau un gouvernement palestinien".
Rom Braslavski a d'abord interpellé Benjamin Netanyahou sur la décision de Gadi Eisenkot et d'autres responsables de quitter le cabinet de guerre en pleine guerre, alors qu'il était lui-même retenu en otage à Gaza. "Comment peut-on faire une chose pareille ?", a-t-il demandé.
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Benjamin Netanyahou a répondu que ses anciens partenaires avaient cédé aux pressions politiques et internationales. Selon lui, les États-Unis exerçaient notamment de fortes pressions pour qu'Israël mette fin à la guerre et renonce à poursuivre ses opérations à Rafah et dans le corridor de Philadelphie. Le Premier ministre a affirmé que la pression militaire exercée sur le Hamas avait joué un rôle déterminant dans la libération des otages, dont Rom Braslavski.
L'ancien otage a ensuite raconté avoir été détenu à Rafah au moment de l'offensive israélienne dans la ville. "J'étais retenu à Rafah, j'entendais les bâtiments tomber les uns après les autres et j'étais fier de ce que faisait l'armée", a-t-il déclaré.
Rom Braslavski n'a toutefois pas caché ses divergences avec Benjamin Netanyahou, décrivant leur relation comme une forme d'"amour-haine". Il a néanmoins remercié le Premier ministre pour les efforts ayant conduit à sa libération et à celle des autres otages. "Bravo pour la guerre à Gaza. Il ne faut pas lever le pied", a-t-il lancé.
Benjamin Netanyahou lui a répondu en lui souhaitant "une vie bonne et heureuse" et en lui demandant de transmettre ses salutations à sa famille.