"Sauver des otages, coûte que coûte" : ces soldats tombés en mission au cœur de Gaza
À l’occasion de Yom Hazikaron, les parcours de Uria Aimelek Goshen et Arnon Zamora illustrent le sacrifice de soldats engagés dans des opérations secrètes pour sauver des otages.


Ils avaient un objectif clair : sauver des vies. À l’occasion de Yom Hazikaron, plusieurs témoignages mettent en lumière ces soldats israéliens tombés lors d’opérations visant à libérer des otages dans la bande de Gaza, révélant des missions longtemps restées secrètes.
Parmi eux, le sergent-chef Uria Aimelek Goshen, 21 ans, combattant de la brigade Givati Brigade. Tombé le 17 janvier 2024 à Khan Younès, il participait en réalité à une opération spéciale baptisée « Cœur rouge » (« Lev Adom »), visant à sauver la famille Bibas, retenue en captivité. Sa famille n’a appris les circonstances précises de sa mort que plusieurs mois plus tard, à l’issue d’une enquête interne de Tsahal. Pour ses proches, la révélation a été à la fois un choc et une source de fierté : « sauver des otages » était, selon sa mère, la mission qu’il s’était fixée. Mobilisé dès le 7 octobre, il s’était imposé comme un pilier pour ses camarades, malgré la violence des combats.
Autre figure de cet engagement, le commandant Arnon Zamora, 36 ans, membre de l’unité d’élite antiterroriste Yamam. Le 8 juin 2024, il participe à un raid d’envergure à Nousseirat, dans le centre de Gaza, qui permet de libérer quatre otages vivants : Noa Argamani, Almog Meir Jan, Andrei Kozlov et Shlomi Ziv. Grièvement blessé lors de l’opération, il succombe à ses blessures. Son rôle déterminant conduira les autorités israéliennes à donner son nom à cette mission, désormais connue sous le nom d’« opération Arnon ».
Ces deux trajectoires illustrent la complexité et le coût humain des opérations de sauvetage, souvent préparées dans le plus grand secret, parfois annulées à la dernière minute. Elles rappellent surtout une réalité : derrière chaque nom, une mission, et derrière chaque mission, un engagement total, jusqu’au sacrifice.