Smotrich prend la défense des soldats sanctionnés après leur refus de servir avec une secouriste
« Il est profondément regrettable que certains au sein de Tsahal choisissent, par erreur de jugement, de s’en prendre au public qui sert et contribue le plus à l’armée », a-t-il écrit sur X


Betsalel Smotrich est monté au créneau ce lundi matin pour défendre les soldats de la brigade Givati sanctionnés après avoir refusé de rejoindre une mission en présence d’une secouriste. Le ministre des Finances a annoncé qu’il demanderait des explications à Tsahal sur la manière dont l’affaire a été gérée.
Dans un message publié sur X, le chef du parti Sionisme religieux a affirmé soutenir les combattants qui, selon lui, ont cherché à concilier leur service militaire avec leurs convictions religieuses et les règles encadrant l’intégration des soldats pratiquants.
Il a également assuré que les militaires concernés bénéficiaient du soutien des rabbins et des responsables de l’Association des yeshivot Hesder, après un examen approfondi de l’incident.
Le ministre a ensuite vivement critiqué la hiérarchie militaire. Il dit avoir espéré que Tsahal reviendrait sur sa décision sans intervention politique, avant d’annoncer qu’il demanderait désormais des réponses officielles.
« Il est profondément regrettable que certains au sein de Tsahal choisissent, par erreur de jugement, de s’en prendre au public qui sert et contribue le plus à l’armée », a-t-il écrit, mettant en garde contre une possible dégradation de la confiance entre l’institution militaire et le public religieux sioniste.
L’affaire remonte à mercredi dernier. Cinq soldats du bataillon Rotem de la brigade Givati, parmi lesquels des élèves de yeshivot Hesder, ont refusé de rejoindre une mission opérationnelle dans la bande de Gaza alors qu’une secouriste devait voyager avec eux, invoquant la trop grande promiscuité entre homme et femme dans le véhicule réquisitionné pour cette mission. L’opération a finalement été annulée.
Les cinq militaires ont été condamnés à dix jours de détention par le commandant du bataillon. Onze autres soldats impliqués dans l’incident ont écopé de cinq jours de détention.
La décision avait déjà provoqué de fortes réactions dans les milieux religieux. Le rabbin Dror Aryeh, de la yeshiva Hesder de Sderot, avait dénoncé une sanction injustifiée et estimé que les commandants, et non les soldats, auraient dû être mis en cause.