Trois ans après le 7 octobre, Israël simule une attaque terroriste de grande ampleur à Eilat
"Nous nous préparons intensivement avec tous les acteurs afin que les Israéliens puissent profiter des fêtes, sortir et voyager avec leurs familles en toute sécurité"


À l’approche des fêtes de Tichri, les forces de sécurité israéliennes ont organisé un vaste exercice à Eilat afin de se préparer à une attaque terroriste de grande ampleur contre la ville. Le scénario prévoyait notamment une infiltration massive de terroristes par la mer, des prises d’otages, des tirs d’artillerie ainsi que la prise de contrôle de sites militaires et civils.
Trois ans après l’attaque du 7 octobre, l’exercice vise à tirer les enseignements des défaillances constatées ce jour-là, mais surtout à préparer les forces à de futures menaces. Hélicoptères, sirènes et importantes unités de sécurité et de secours ont ainsi été mobilisés dans la ville touristique du sud d’Israël.
L’un des enjeux majeurs concerne la zone hôtelière d’Eilat, particulièrement fréquentée pendant les fêtes. Les forces ont donc travaillé sur des scénarios adaptés à une ville où de nombreux hôtels affichent complet à cette période.
"Nous nous préparons intensivement avec tous les acteurs afin que les Israéliens puissent profiter des fêtes, sortir et voyager avec leurs familles en toute sécurité", a expliqué le lieutenant-colonel N., responsable de la défense du front intérieur au sein de la 80e division.
La police a également insisté sur la nécessité de maintenir un niveau élevé de préparation, y compris en dehors des périodes de tension. Un officier de l’unité de négociation a souligné que la concentration d’hôtels à Eilat imposait une réflexion spécifique sur les réponses à apporter en cas d’attaque ou de prise d’otages.
L’exercice ne visait donc pas seulement à reproduire les scénarios du 7 octobre, mais à confronter les forces de sécurité à une situation de chaos simultané sur plusieurs fronts, dans une ville particulièrement vulnérable en période de forte affluence touristique.