Un ancien cadre du Shin Bet appelle à venir armé à la synagogue pour Yom Kippour
Arik Barbing estime que les détenteurs d’un permis de port d’arme constituent la « première ligne de défense » face au risque d’attentat contre les lieux de culte.


Les Israéliens disposant d’un permis de port d’arme devraient venir armés à la synagogue pendant les prières de Yom Kippour, a estimé Arik Barbing, ancien responsable du district de Jérusalem et de Judée-Samarie du Shin Bet, selon le Jerusalem Post.
Interrogé mercredi par la radio 103FM, l’ancien responsable de l’agence de sécurité intérieure a souligné qu’il était « impossible d’assurer une sécurité hermétique dans chaque synagogue ».
« Les responsables des synagogues doivent s’assurer que des personnes armées soient présentes. C’est le minimum. Il s’agit de sauver des vies », a-t-il déclaré.
Arik Barbing a rappelé que des lieux de culte et des institutions religieuses juives avaient déjà été visés par des attaques. Selon lui, le contexte sécuritaire actuel impose une vigilance renforcée durant les fêtes.
« Les synagogues sont des cibles pour les terroristes susceptibles de commettre des attentats. Je pense que les détenteurs d’armes constituent la première ligne de défense des fidèles », a-t-il ajouté.
Un scénario d’escalade en Judée-Samarie
L’ancien cadre du Shin Bet a également été interrogé sur l’éventualité que des membres des forces de sécurité palestiniennes retournent leurs armes contre des Israéliens.
Il a affirmé que ce scénario était pris en compte par Tsahal, le Shin Bet et d’autres organismes de sécurité, tout en estimant que les préparatifs devaient rester confidentiels afin de ne pas accroître les tensions.
Arik Barbing a par ailleurs assuré que la situation en Judée-Samarie était profondément différente de celle qui prévalait autour de la bande de Gaza avant le 7 octobre 2023.
Selon lui, Tsahal et les forces de sécurité conservent leur liberté d’action dans l’ensemble du territoire et mènent régulièrement des opérations et des arrestations. Il a toutefois averti qu’un incident local pouvait toujours dégénérer rapidement et provoquer une escalade plus importante.