"Un régime du mal" : Gideon Saar alerte sur la menace iranienne lors d’une cérémonie de Yom HaShoah
« Le régime iranien appelle ouvertement à la destruction d’Israël et œuvre à la réalisation de cet objectif meurtrier », a affirmé Gideon Saar.


À l’occasion de la journée de commémoration de la Shoah, une cérémonie s’est tenue au ministère israélien des Affaires étrangères en hommage aux diplomates reconnus comme « Justes parmi les Nations ». Devant plus de cinquante ambassadeurs et chefs de mission étrangers, le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a prononcé un discours, établissant un parallèle direct entre les leçons de l’Histoire et les menaces contemporaines.
« Aujourd’hui, le monde est confronté à un autre régime du mal : la République islamique d’Iran », a-t-il déclaré, accusant Téhéran de poursuivre ouvertement un objectif de destruction d’Israël. « Le régime iranien appelle ouvertement à la destruction d’Israël et œuvre à la réalisation de cet objectif meurtrier », a-t-il insisté, dénonçant l’inaction de la communauté internationale face à de telles menaces.
Le chef de la diplomatie israélienne a également pointé du doigt les alliés régionaux de l’Iran, évoquant les actions du Hamas, du Jihad islamique, du Hezbollah et des Houthis, accusés de propager « la terreur et le sang » au Moyen-Orient et au-delà. Selon lui, ces réseaux bénéficient d’un soutien actif de Téhéran, qui « arme et finance ses affiliés » tout en exportant une idéologie radicale.
Dans un ton grave, Gideon Saar a mis en garde contre « une politique d’apaisement » qu’il juge dangereuse : « Fuir le défi ne le fera pas disparaître. Enfouir sa tête dans le sable comme une autruche ne supprimera pas la menace ». Il a appelé les pays occidentaux à faire preuve de « courage moral » face à ce qu’il décrit comme « la plus grande menace pour la paix et la sécurité mondiales ».
Le ministre a enfin insisté sur la détermination d’Israël à assurer sa propre sécurité : « Nous sommes forts parce que nous n’avons pas le choix », affirmant que l’État hébreu agit non par mémoire du passé, mais parce que « son existence même est en jeu ».
Concluant son discours sur une référence aux six millions de victimes de la Shoah, il a réaffirmé un engagement solennel : « Nous tiendrons notre serment. Plus jamais ça ».