Yitzhak Amit dénonce des attaques contre la justice
Il met en garde contre la prolifération des fausses informations et les attaques visant les institutions démocratiques.


Le président de la Cour suprême israélienne, Yitzhak Amit, a vivement critiqué lundi les attaques visant le système judiciaire, affirmant qu’« il existe un effort concerté pour affaiblir le système judiciaire » à travers diverses initiatives politiques et législatives.
S’exprimant lors de la conférence du Barreau israélien à Eilat, il a également mis en garde contre la prolifération des fausses informations, qu’il considère comme une menace directe pour la démocratie et la confiance dans les résultats électoraux. Selon lui, « la diffusion de fake news constitue un danger direct pour la démocratie et la cohésion sociale ».
Yitzhak Amit a aussi répondu aux critiques de membres de la coalition contestant sa nomination à la tête de la Cour suprême. Il a rejeté les accusations selon lesquelles il se serait lui-même désigné à ce poste, rappelant que son élection avait été approuvée par le Comité de sélection des juges conformément à la loi. Il a par ailleurs reproché au ministre de la Justice, Yariv Levin, de boycotter sa nomination tout en contestant ensuite sa légitimité.
La procureure générale d’Israël, Gali Baharav-Miara, a également prononcé un discours particulièrement critique envers le gouvernement. Elle a estimé que l’érosion des institutions démocratiques s’était accélérée pendant la guerre et a affirmé qu’« une course à l’élimination des institutions démocratiques » était désormais engagée.
Mme Baharav-Miara a dénoncé les pressions exercées contre les autorités judiciaires et averti contre la normalisation du non-respect des décisions de justice. Elle a également accusé le gouvernement de ne pas appliquer de manière suffisamment efficace les décisions relatives à la conscription des ultra-orthodoxes, estimant que cette situation portait atteinte au principe d’égalité devant la loi.
Ces déclarations illustrent la profondeur des tensions qui opposent depuis plusieurs années le pouvoir judiciaire et une partie de la coalition gouvernementale autour de l’avenir des institutions démocratiques israéliennes.