Yom Hazikaron : au Mur occidental, Isaac Herzog appelle à l’unité et à l’espoir
Isaac Herzog a livré, pour Yom Hazikaron, un discours poignant mêlant hommage aux disparus, appel à l’unité nationale et invitation à « rêver au jour d’après » malgré la guerre.


Au pied du Mur occidental, à Jérusalem, le président Isaac Herzog a prononcé un discours à l’occasion de Yom Hazikaron, rendant hommage aux soldats tombés et aux victimes du terrorisme, tout en appelant la nation à préserver son unité dans l’épreuve.
Dans une atmosphère empreinte de recueillement, Isaac Herzog a évoqué les visages et les destins brisés de toute une génération, rappelant le sacrifice de combattants venus de tous horizons, unis par un même engagement. Il a notamment raconté l’histoire du commandant Eitan Ne’eman, médecin et réserviste tombé au combat après avoir tenté de sauver des vies, symbole d’un courage et d’un dévouement absolus . À travers ces récits, Herzog a dessiné le portrait d’une génération « de soldats et de poètes », dont les mots, les chants et les écrits prolongent la mémoire bien au-delà de leur disparition.
Le président a également insisté sur le poids du silence qui suit la sirène, ce silence « sans langage ni consolation », partagé par les familles endeuillées et toute une nation confrontée à la perte. Mais au cœur de cette douleur, il a voulu faire émerger une force collective : celle d’un esprit tourné vers la vie, la création et l’espérance.
Dans un message à forte portée politique et morale, Isaac Herzog a mis en garde contre les divisions internes, rappelant que « lorsque les voix se font taire les unes les autres, le danger s’accroît ». À l’inverse, l’unité du peuple israélien, « un chant à plusieurs voix », demeure selon lui la clé pour surmonter les épreuves.
Enfin, il a appelé la « génération de la guerre » à se projeter au-delà du conflit, à « rêver au jour d’après » et à écrire une nouvelle page d’espoir, fidèle à la mémoire des disparus et tournée vers l’avenir.