- i24NEWS
- Israël
- Diplomatie Israélienne
- "La politique d'Israël menace la sécurité internationale", affirme le chef de la diplomatie turque
"La politique d'Israël menace la sécurité internationale", affirme le chef de la diplomatie turque
Hakan Fidan a toutefois affirmé qu’il n’existait aucune raison objective pour que les deux pays entrent dans un conflit ouvert


Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a vivement mis en cause le gouvernement israélien, estimant que sa politique représentait une menace non seulement pour le Moyen-Orient, mais également pour la sécurité internationale. Ces déclarations ont été formulées dans un entretien accordé au média émirati The National et publié vendredi.
Le chef de la diplomatie turque a notamment accusé Israël de compromettre la stabilité de la Syrie. Selon lui, les actions menées par Jérusalem s’inscrivent dans une politique régionale visant à empêcher l’émergence d’un État syrien stable, puissant et prospère. Interrogé directement sur une volonté israélienne de déstabiliser le nouveau pouvoir à Damas, il a répondu par l’affirmative, invoquant les précédents régionaux du gouvernement israélien.
Concernant les relations entre Ankara et Jérusalem, Hakan Fidan a affirmé qu’il n’existait aucune raison objective pour que les deux pays entrent dans un conflit ouvert. Il a toutefois accusé Benjamin Netanyahou et ses alliés politiques de chercher un nouvel ennemi extérieur à l’approche des élections en Israël.
"La politique du gouvernement Netanyahou est un fardeau pour Israël et pour la région, ainsi qu’une menace pour la sécurité internationale", a-t-il déclaré en substance. Selon Fidan, le président américain Donald Trump aurait également conscience du danger que représente cette politique.
Le ministre turc s’est par ailleurs exprimé sur les tensions entre les États-Unis et l’Iran. Malgré les récents échanges de frappes et les déclarations de Donald Trump affirmant que le cessez-le-feu était terminé, il considère que la trêve reste en vigueur. Il a attribué la dernière escalade à des problèmes de communication et à des divergences d’interprétation concernant la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, appelant les deux parties à privilégier la désescalade.