- i24NEWS
- Israël
- Diplomatie Israélienne
- Soudan : des chefs paramilitaires accusés d’atrocités auraient rencontré des responsables israéliens à Tel Aviv
Soudan : des chefs paramilitaires accusés d’atrocités auraient rencontré des responsables israéliens à Tel Aviv
Ils auraient rencontré des responsables de la division Afrique du ministère israélien des Affaires étrangères ainsi que des représentants des services de renseignement


De hauts responsables des Forces de soutien rapide (FSR), l’organisation paramilitaire engagée dans la guerre civile soudanaise, auraient effectué plusieurs visites discrètes en Israël au cours du conflit, selon une enquête publiée par Africa Intelligence.
Le média affirme que deux délégations liées aux FSR se sont rendues à Tel Aviv, l’une en mai 2025 et l’autre en février 2026. Elles auraient rencontré des responsables de la division Afrique du ministère israélien des Affaires étrangères ainsi que des représentants des services de renseignement.
La première délégation aurait notamment compris Abdel Rahim Hamdan Dagalo, numéro deux des FSR et frère de leur chef Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, ainsi qu’un autre membre de la famille, Algoney Hamdan Dagalo. Les deux hommes seraient revenus en Israël lors d’une seconde visite en février 2026, accompagnés cette fois du conseiller juridique de l’organisation.
Toujours selon Africa Intelligence, ces échanges ne seraient pas nés avec la guerre civile déclenchée en avril 2023. Ils s’inscriraient dans une relation plus ancienne, comprenant des contacts sécuritaires et de renseignement ainsi que, selon le média, des transferts de technologies et de matériel de surveillance à des responsables proches des FSR.
Ces informations n’ont toutefois pas fait l’objet d’une confirmation officielle israélienne et ne permettent pas, à elles seules, d’établir qu’Israël aurait soutenu militairement les FSR pendant la guerre.
Les révélations attirent d’autant plus l’attention que les Forces de soutien rapide sont visées par de graves accusations de violations des droits humains au Soudan, en particulier au Darfour. Des enquêtes internationales ont fait état de massacres, de violences sexuelles, d’enlèvements et d’exactions contre des civils. Les FSR rejettent ces accusations.
Abdel Rahim Dagalo est lui-même visé par des sanctions internationales en raison de son rôle dans les opérations de l’organisation et des violences commises au Darfour.
Les FSR entretiennent par ailleurs des liens étroits avec les Émirats arabes unis, régulièrement accusés de leur apporter un soutien, ce qu’Abou Dhabi conteste.
Si elles sont confirmées, ces rencontres illustreraient la complexité des réseaux diplomatiques et sécuritaires qui entourent la guerre soudanaise, où les contacts officieux entre acteurs régionaux se poursuivent malgré les accusations d’atrocités visant certains des protagonistes.