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Syrie : Israël Katz répond à Tom Barrack
Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a rejeté les déclarations de l’émissaire américain Tom Barrack sur la frappe contre la base syrienne d’Abu al-Duhur.


Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a répondu samedi aux déclarations de l’émissaire américain Tom Barrack, qui avait mis en doute les informations israéliennes concernant un possible déploiement turc en Syrie et évoqué l’hypothèse d’une opération destinée à provoquer Ankara.
Israel Katz avait déclaré que Tsahal avait recommandé à plusieurs reprises de frapper l’aéroport d’Abu al-Duhur, dans le nord de la Syrie, sur la base de « renseignements clairs » faisant état d’intentions turques susceptibles, selon Israël, de menacer sa sécurité.
Le ministre affirme qu’avant de donner son feu vert à l’opération, lui-même et le Premier ministre Benjamin Netanyahou ont tenu plusieurs consultations avec Tsahal et différents responsables sécuritaires. Il a alors été décidé d’adresser un avertissement direct aux plus hauts niveaux du régime syrien afin de tenter d’empêcher le projet. Les renseignements auraient également été transmis aux autorités américaines compétentes.
« Après que notre demande est restée sans réponse, le Premier ministre et moi-même avons autorisé Tsahal à mener l’attaque, qui a été exécutée avec succès », affirme Katz.
Le ministre assure qu’« Erdogan a été pris sur le fait et contraint de reculer », sans fournir de précisions supplémentaires sur les éléments étayant cette affirmation.
Katz ajoute qu’Israël n’autorisera aucun acteur à mettre en danger sa sécurité et cite également l’opération menée samedi dans le sud de la Syrie comme illustration de cette doctrine, qu’il présente comme l’une des principales leçons du 7 octobre.
Il rejette par ailleurs les accusations selon lesquelles la frappe aurait été motivée par des considérations politiques.
Enfin, Israël Katz affirme que la réaction de Tom Barrack contient « de nombreuses inexactitudes » et des positions qu’il juge contraires à celles du président américain Donald Trump, notamment concernant le plateau du Golan.