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Election controversée du Contrôleur de l'Etat : le président de la Knesset s'oppose à un nouveau vote
« La Knesset a déjà tranché », a déclaré Ohana, en réponse à une demande formulée par les juges à l’issue d’une audience consacrée aux recours déposés contre la procédure électorale


Le bras de fer se poursuit entre la Knesset et la Cour suprême autour de l’élection du nouveau contrôleur de l’État. Le président de la Knesset, Amir Ohana, a annoncé ce dimanche que le Parlement ne procéderait pas à un nouveau scrutin, malgré les interrogations soulevées par la Haute Cour de justice sur les conditions de l'élection de Michael Rabello à ce poste.
« La Knesset a déjà tranché », a déclaré Ohana, en réponse à une demande formulée par les juges à l’issue d’une audience consacrée aux recours déposés contre la procédure électorale.
Jeudi, la Haute Cour avait rendu une ordonnance conditionnelle demandant à la Knesset et à l’État de justifier le maintien de la procédure ayant conduit à l’élection de Rabello. Les juges ont également exigé qu’aucune mesure susceptible d’influencer le processus ne soit prise dans l’attente d’une décision définitive. Pour l’heure, la nomination du nouveau contrôleur de l’État demeure toutefois valide.
Au cœur du litige figure le second tour du scrutin organisé à la Knesset il y a un peu plus d’une semaine. Selon plusieurs allégations examinées par la Cour, des députés du Likoud auraient reçu pour instruction de se photographier derrière l’isoloir afin de prouver qu’ils avaient voté en faveur de Michael Rabello, l'avocat de Benyamin Netanyahou. Une pratique qui, si elle était avérée, pourrait constituer une atteinte au principe du vote secret garanti par la Loi fondamentale sur le contrôleur de l’État.
Lors de l’audience, le vice-président de la Cour suprême, le juge Noam Sohlberg, a estimé que certaines voix apparaissaient « problématiques à première vue ». Avec les juges Yael Wilner Ronen et Gila Canfy-Steinitz, il a évoqué l’existence d’un « nuage indésirable » planant sur l’élection et suggéré l’organisation d’un nouveau vote « cette fois de manière régulière ». Les parties avaient été invitées à répondre à cette proposition d’ici ce dimanche.