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Guerre ou non, la procureure générale maintient la pression pour évincer Itamar Ben Gvir
Gali Baharav-Miara estime que son maintien en fonction « sape les fondements du régime »


Nouvel affrontement institutionnel en Israël en pleine guerre. La procureure générale Gali Baharav-Miara a appelé la Haute Cour de justice à ordonner la destitution du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, estimant que son maintien en fonction « sape les fondements du régime ».
Dans une réponse aux requêtes déposées devant la Cour – un document de 83 pages accompagné d’annexes portant le total à 450 pages – la magistrate considère que le Premier ministre est tenu d’exercer son autorité « de manière raisonnable ». Selon elle, dans des circonstances exceptionnelles où l’action d’un ministre porte atteinte de façon grave et potentiellement irréversible aux principes fondamentaux de gouvernance, le pouvoir de révocation devient une obligation.
Gali Baharav-Miara reproche notamment à Ben Gvir des ingérences répétées dans le fonctionnement de la police, au-delà de ses prérogatives légales, ainsi que le non-respect d’accords antérieurs censés encadrer son implication dans les affaires opérationnelles. Elle estime qu’en l’absence de garanties assurant l’indépendance de la police, la Cour devrait émettre une injonction contraignant le chef du gouvernement à le démettre.
Itamar Ben Gvir a dénoncé « une tentative de coup d’État » menée, selon lui, par une « fonctionnaire destituée », accusant la procureure générale d’atteinte à la démocratie.
Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou a également rejeté la demande, la qualifiant d’« inconcevable » en pleine guerre, et affirmé que le ministre resterait en poste. Plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Défense Israel Katz, ont exprimé leur soutien à Ben Gvir, invoquant la nécessité d’unité nationale.
La Haute Cour doit examiner l’affaire lors d’une audience devant une formation élargie de neuf juges. Ce nouvel épisode marque une escalade supplémentaire dans les tensions persistantes entre l’exécutif et les autorités judiciaires.