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Jonathan Pollard se lance en politique et critique le pouvoir israélien
Dans un entretien à i24NEWS, il annonce son entrée en politique, dénonçant une « faillite » des autorités israéliennes depuis le 7 octobre et appelant à une recomposition de la droite.


Dans un entretien accordé à i24NEWS en hébreu, Jonathan Pollard, ex-espion âgé de 71 ans, annonce son entrée en politique en Israël, une décision qu’il lie directement au choc de l'attaque du 7 octobre 2023. « Avant le 7 octobre, je pensais que mon abandon par le gouvernement israélien était une exception. Après, j’ai compris que tout le pays avait été abandonné », affirme-t-il, dénonçant un échec global des autorités politiques, militaires et du renseignement.
Longtemps resté en retrait de la vie publique après ses 30 années de détention aux États-Unis, Jonathan Pollard dit avoir franchi un cap face à ce qu’il perçoit comme une faillite de l’État. Il rejoint désormais le parti « Orot HaShakhar », avec l’ambition affichée de rassembler un électorat de droite fragmenté. « Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre un seul vote », insiste-t-il, appelant à une union stratégique face aux divisions internes du camp conservateur.
Interrogé sur ses positions, souvent associées au sionisme religieux, il assume une ligne dure, tout en expliquant vouloir incarner une alternative pour les électeurs qui refusent de soutenir les formations traditionnelles, qu’il s’agisse du Likoud ou des partis plus radicaux.
L’entretien prend également une dimension personnelle lorsqu’il évoque les victimes du 7 octobre, notamment la famille de Shani Louk. « Quand sa fille est morte, une partie de nous tous est morte », déclare-t-il, appelant à « faire payer le prix ultime » aux responsables des massacres.
Sur la question d’une éventuelle coopération avec Benjamin Netanyahou, Jonathan Pollard se montre pragmatique mais critique. Il n’exclut pas de siéger avec le Likoud si celui-ci obtient une majorité, tout en dénonçant « le refus d’assumer la responsabilité » du Premier ministre après le 7 octobre. Il se dit également « profondément insatisfait » de la conduite de la guerre, estimant qu’elle manque de caractère décisif face à l’Iran, au Hezbollah, au Hamas et aux Houthis.
Avec cette entrée en politique, Jonathan Pollard signe un retour sur la scène publique israélienne, porté par un discours de rupture et une volonté de peser sur l’avenir du pays.