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La coalition presse pour un nouveau projet de loi sur l’exemption militaire des orthodoxes
L’objectif est clair : obtenir le soutien définitif des partis orthodoxes au budget de l’État pour 2026 lors de ses lectures finales


La coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahou intensifie la pression afin d’accélérer l’adoption d’un texte très sensible : la loi encadrant l’exemption du service militaire pour les étudiants des yeshivot. Selon la chaîne israélienne N12, les responsables de la majorité ont demandé à la conseillère juridique de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, Miri Frenkel Shor, de présenter une nouvelle version du projet de loi d’ici la fin du week-end.
L’objectif est clair : obtenir le soutien définitif des partis orthodoxes au budget de l’État pour 2026 lors de ses lectures finales. Les formations Shas et Degel HaTorah ont déjà voté en faveur des premières lectures du budget et de la loi des arrangements, mais elles conditionnent leur appui final à l’adoption d’un texte réglementant la conscription des étudiants orthodoxes.
Toutefois, selon plusieurs médias, la révision demandée pourrait ne pas être prête à temps. Le site orthodoxe Emess indique que si des discussions ont bien eu lieu entre Frenkel Shor et des représentants religieux, la rédaction du nouveau texte n’aurait pas encore réellement commencé. Une fois finalisée, la version révisée devrait être soumise à l’approbation des leaders religieux avant d’être présentée au vote en commission.
Le dossier suscite de vives tensions politiques. Le président d’Israël Beitenou, Avigdor Liberman, a dénoncé sur X ce qu’il considère comme une concession inacceptable, accusant le gouvernement de récompenser les "insoumis" en leur accordant une exemption élargie.
Sur le fond, Miri Frenkel Shor a exprimé de fortes réserves quant au projet initial. Elle estime qu’il contrevient au principe d’égalité et ne répond pas aux impératifs de sécurité nationale. Elle a notamment appelé à réexaminer la disposition mettant fin aux sanctions à partir de 26 ans, et a mis en garde contre une clause qui, selon elle, reviendrait à réinitialiser le statut des étudiants ayant ignoré des ordres de mobilisation l’an dernier, leur accordant de facto une immunité juridique dont ne bénéficieraient pas d’autres citoyens en situation similaire.