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Netanyahou dévoile les conditions de son futur gouvernement d’union nationale
Il a appelé les partis partageant ses orientations à rejoindre une future coalition, sans faire de la question de la loi sur la conscription des orthodoxes un préalable

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a présenté ce dimanche les grandes lignes du « large gouvernement d’union nationale » qu’il entend former s’il remporte les prochaines élections. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, puis réitérée lors d’une conférence de presse, il a appelé les partis partageant ses orientations à rejoindre une future coalition, sans faire de la question de la loi sur la conscription des orthodoxes un préalable.
Selon le chef du gouvernement, cette coalition devra s’appuyer sur quatre principes fondamentaux : la reconnaissance d’Israël comme État-nation du peuple juif, le maintien de l’indépendance du pays en matière de sécurité, d’économie, d’énergie et d’armement, ainsi que le rejet de la création d’un État palestinien entre la Méditerranée et le Jourdain.
« Israël a besoin d’un large gouvernement d’union nationale », a déclaré Benjamin Netanyahou. « En cette période d’épreuves, face aux menaces extérieures et aux défis intérieurs, nous avons besoin d’un gouvernement capable de rassembler la majorité du peuple autour d’une voie claire, responsable et nationale. »
Le Premier ministre a lancé un appel à toutes les formations politiques prêtes à souscrire à ces principes. « Quiconque les accepte est le bienvenu », a-t-il affirmé, assurant ne pas vouloir « boycotter ou exclure qui que ce soit », mais au contraire « unir et rassembler » la société israélienne.
Netanyahou a justifié cette démarche par la situation sécuritaire régionale. Il a évoqué la nécessité de faire face aux « vestiges de l’axe iranien », tout en soulignant que de nouvelles opportunités diplomatiques pourraient émerger, notamment avec le Liban et d’autres pays de la région.
Le chef du Likoud a également donné une dimension électorale à son message, estimant que les prochaines élections offriront un choix clair aux Israéliens. Selon lui, l’alternative sera « soit un large gouvernement d’union nationale » sous sa direction, « soit un gouvernement de gauche étroit dépendant des partis arabes ».
Cette prise de position intervient alors que la coalition poursuit l’examen de plusieurs textes controversés, notamment le projet de loi visant à suspendre les arrestations des étudiants de yeshiva réfractaires au service militaire, ainsi que d’autres réformes institutionnelles qui alimentent les tensions au sein de la majorité.