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Polémique autour des réformés : des voix au Likoud réclament désormais le limogeage de May Golan
Après ses propos contre le député Gilad Kariv et le judaïsme réformé, Maï Golan se retrouve sous le feu des critiques, y compris au sein du Likoud.


La polémique provoquée par les propos de la ministre israélienne May Golan contre le député réformé Gilad Kariv continue de s’aggraver en Israël, au point de provoquer des appels à son éviction du gouvernement et même du Likoud.
Tout est parti d’une intervention de May Golan à la Knesset, au cours de laquelle elle a attaqué Gilad Kariv en affirmant qu’il « mariait des chiens dans ses synagogues délirantes », dans une référence visant le judaïsme réformé.
Les propos ont immédiatement suscité une vague de critiques, notamment de la part de l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, qui les a qualifiés de « dégoûtants et dignes de condamnation ».
Dans une déclaration, le diplomate a affirmé que les paroles de la ministre avaient franchi « la ligne entre le débat et la haine », annonçant qu’il rencontrerait prochainement les dirigeants du mouvement réformé américain afin de « présenter des excuses au nom d’Israël ».
Mais la crise a pris une nouvelle dimension lorsqu’une figure du Likoud elle-même a rejoint les critiques. Le maire d’Arad, Yair Maayan, membre du parti au pouvoir, a appelé Benjamin Netanyahou à « limoger immédiatement » Maï Golan.
« Elle cause des dommages à l’État d’Israël et fait honte au Likoud », a-t-il déclaré, dénonçant une « attaque méprisable contre la communauté réformée ».
Gilad Kariv a, lui, accusé la ministre de diffuser « des calomnies antisémites contre des millions de juifs réformés ».
Face à la tempête, May Golan a tenté de se défendre en affirmant que ses propos visaient uniquement Gilad Kariv et non les communautés réformées. Elle a également accusé ses opposants politiques de nuire à l’image d’Israël à l’étranger.
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre le gouvernement israélien, dominé par la droite nationaliste et religieuse, et les courants libéraux du judaïsme américain, déjà fragilisés par la guerre et les divisions politiques internes israéliennes.