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Smotrich provoque une polémique en jugeant un gouvernement avec le parti arabe Ra’am “mille fois” pire que les échecs du 7-Octobre
La classe politique israélienne s’est enflammée après les propos controversés de Betsalel Smotrich sur le parti arabe Ra’am et les échecs du 7-Octobre.


Le ministre israélien des Finances, Betsalel Smotrich, a suscité une vive controverse après avoir affirmé que la formation du précédent gouvernement avec le parti arabe Ra'am était, selon lui, plus grave que les échecs ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023.
Interrogé sur Radio 103FM sur ce qu'il considérait comme la plus grande catastrophe entre la formation du gouvernement Bennett-Lapid, qui incluait Ra'am, et l'attaque du Hamas du 7 octobre, Smotrich a répondu que la participation du parti de Mansour Abbas à la coalition représentait, à ses yeux, un acte plus grave.
Le chef du parti Sionisme religieux a expliqué que le massacre du 7 octobre constituait un « échec tactique » terrible, qui devait faire l'objet d'une enquête. Il a toutefois souligné qu'une décision politique prise volontairement était plus grave qu'un échec, même d'une ampleur dramatique.
Betsalel Smotrich a accusé les responsables du précédent gouvernement d'avoir mentionné leurs électeurs, trahi leurs engagements et porté atteinte à la confiance du public dans le système politique israélien. Selon lui, une ancienne coalition avec Ra'am revenait à faire entrer au gouvernement des soutiens du terrorisme.
Ces déclarations ont immédiatement provoqué de fortes réactions dans l'opposition. Gadi Eizenkot, chef du parti Yashar, a accusé Smotrich d'instrumentaliser la catastrophe du 7 octobre pour minimiser les responsabilités du gouvernement actuel. Il a affirmé que le massacre restait le plus grand échec de l'histoire d'Israël et qu'il laisserait une tache indélébile sur le cabinet en place à cette date.
Yair Golan, chef du parti Les Démocrates, a lui aussi énoncé les propositions du ministre. Selon lui, Betsalel Smotrich montre ainsi qu'il accorde davantage d'importance à la survie politique d'un gouvernement qu'à la vie des citoyens israéliens.
Face aux critiques, Betsalel Smotrich a publié une clarification, affirmant que ses propositions avaient été sorties de leur contexte. Selon lui, la question portait sur la gravité comparée de deux actes politiques : participer sciemment à un gouvernement avec le Hamas, comme il qualifie Ra'am, ou siéger dans un gouvernement sous le mandat duquel le massacre du 7 octobre a eu lieu.
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Le ministre a insisté sur le fait que le massacre perpétré par le Hamas était l'un des événements les plus terribles vécus par le peuple juif depuis la Shoah et qu'aucune comparaison ne pouvait en minimiser l'horreur. Il a cependant soutenu que la formation du gouvernement avec Ra'am constituait, selon lui, l'acte politique le plus grave de l'histoire israélienne.
Smotrich s'est également attaqué aux médias, les accusant de ses sortir à propos de leur contexte. Il a énoncé une tentative de présenter ses déclarations comme une minimisation du massacre du 7 octobre, qualifiant ses détracteurs de « menteurs malfaisants ».
Au cours de l'entretien, le ministre a également évoqué ses désaccords avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Il a affirmé que la guerre devait se terminer par une modification des frontières d'Israël, notamment à Gaza, au Liban, en Syrie et en Judée-Samarie.
Le ministre israélien des Finances a toutefois souligné que Netanyahu restait préférable aux dirigeants de l'opposition, qu'il accuse d'avoir mené une campagne de reddition en appelant à un accord avec le Hamas pour la libération des otages.
Le ministre a reconnu que le gouvernement devrait rendre des comptes au public sur les événements du 7 octobre lors des prochaines élections. Il a toutefois affirmé que celui-ci devrait également être jugé sur ce qu'il considère comme des réussites militaires et stratégiques obtenues pendant la guerre.