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Israël : un homme interpellé à Modiin pour une kippa aux couleurs israélienne et palestinienne
Interpellé à Modiin pour avoir porté une kippa avec un drapeau palestinien, Alex Sinclair dénonce une atteinte à sa liberté d’expression après que le symbole a été découpé par la police.


Un habitant de Modiin a été interpellé jeudi par la police après avoir porté une kippa ornée à la fois du drapeau israélien et du drapeau palestinien. L’homme, Alex Sinclair, éducateur et conférencier à l’Université hébraïque de Jérusalem, dénonce une atteinte à sa liberté d’expression et à son identité religieuse.
Dans un témoignage publié sur Facebook, il raconte avoir été abordé dans un café par un homme religieux l’accusant d’enfreindre la loi. Après avoir rejeté ces accusations, la police est intervenue et lui a affirmé que sa kippa était illégale, annonçant son intention de la confisquer. «Depuis près de vingt ans, je porte une kippa avec les deux drapeaux […] liée à la complexité de mon identité juive et sioniste», explique-t-il.
Refusant de s’en séparer, Alex Sinclair a été placé en détention pendant une vingtaine de minutes avant d’être relâché. Mais à sa sortie, sa kippa lui a été restituée avec le drapeau palestinien découpé. «On a pris un objet religieux qui m’est cher et on l’a détruit», déplore-t-il, ajoutant : «On m’a interdit de le porter sur ma tête, c’est mon identité religieuse elle-même qui a été visée.»
L’universitaire a déposé plainte auprès de l’organe chargé d’enquêter sur les agissements policiers et réclame une compensation ainsi qu’une garantie de pouvoir porter sa kippa sans être inquiété. La police a confirmé l’incident, précisant que l’homme avait été interpellé à la suite d’un signalement, avant d’être relâché.
En Israël, l’affichage du drapeau palestinien n’est pas illégal en soi, mais il fait régulièrement l’objet de restrictions au nom du maintien de l’ordre public. Cette affaire intervient dans un contexte politique sensible, marqué par des tentatives, notamment du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, de durcir la réglementation sur son usage.