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Pas plus de divorces chez les réservistes de Tsahal que dans le reste de la population israélienne
De nouvelles données de l’Assurance nationale contredisent l’idée d’une explosion des divorces chez les réservistes, sans minimiser les effets du service prolongé sur les familles.


Le taux de divorce et de séparation parmi les réservistes de Tsahal n’est pas supérieur à celui observé dans l’ensemble de la société israélienne, selon de nouvelles données publiées mardi par l’Institut national d’assurance.
Parmi les réservistes recensés, 44 % sont mariés ou vivent en couple, 53 % sont célibataires, 3 % sont divorcés ou séparés et environ 0,5 % sont veufs.
L’Institut national d’assurance a également cherché à mesurer les conséquences du service prolongé sur la cellule familiale. Parmi les réservistes actuellement divorcés ou séparés, 26 % ont connu cette rupture après leur première période de mobilisation.
Ce taux serait comparable à la moyenne nationale, estimée à environ 28 %, selon l’organisme. Ces chiffres contredisent ainsi l’idée, largement répandue depuis le début de la guerre, selon laquelle les mobilisations prolongées auraient entraîné une hausse exceptionnelle des divorces chez les réservistes.
L’Institut national d’assurance souligne néanmoins les difficultés considérables auxquelles les familles sont confrontées en raison des absences répétées, de la durée des mobilisations et de la charge supplémentaire supportée par les conjoints.
« Les familles des réservistes constituent l’un des piliers de la résilience nationale de l’État d’Israël », a déclaré le directeur général par intérim de l’Institut national d’assurance, Zvika Cohen.
« Même si les données montrent que le taux de divorce parmi les réservistes est identique à la moyenne nationale, il est important de prêter attention aux défis évidents et à la grande complexité que le service prolongé impose à la cellule familiale », a ajouté Zvika Cohen.
L’organisme a assuré qu’il continuerait à accompagner les réservistes et leurs proches, notamment les conjoints ayant connu une séparation pendant cette période. Zvika Cohen a également appelé les autorités concernées à proposer des réponses adaptées aux difficultés particulières rencontrées par ces familles.