Spécial week-end | Mission Artemis 2 : les États-Unis se rapprochent d’un retour historique sur la Lune
Aucun alunissage n’est prévu à ce stade : l’objectif est de tester les systèmes essentiels, notamment les dispositifs de survie, de communication et de navigation, en vue des futures missions


Des centaines de millions de personnes à travers le monde ont suivi le lancement réussi de la mission Artemis 2, marquant une étape majeure dans le retour de l’humanité vers la Lune. La fusée SLS a décollé depuis le pas de tir historique 39B du Kennedy Space Center, en Floride, rapprochant concrètement la NASA de son objectif de renouer avec l’exploration lunaire habitée, plus de cinquante ans après les missions Apollo.
Prévue pour durer une dizaine de jours, la mission emmène quatre astronautes pour un voyage de près de 370 000 kilomètres, avec un passage à environ 10 000 kilomètres au-delà de la face cachée de la Lune. Il s’agit de la première mission habitée à s’aventurer aussi loin de la Terre depuis un demi-siècle. Aucun alunissage n’est toutefois prévu à ce stade : l’objectif est de tester les systèmes essentiels, notamment les dispositifs de survie, de communication et de navigation, en vue des futures missions.
L’équipage est dirigé par Reid Wiseman, ancien astronaute en chef de la NASA. Il est accompagné de Victor Glover, premier Afro-Américain à avoir séjourné sur la Station spatiale internationale, de Christina Koch, détentrice de plusieurs records dont celui du plus long séjour spatial féminin, et du Canadien Jeremy Hansen. Fait inédit, les astronautes ont été autorisés à emporter leurs smartphones à bord.
Le programme Artemis s’inscrit dans une stratégie relancée en 2017 sous l’impulsion du président Donald Trump, avec pour ambition de renvoyer des humains sur la Lune, dont une femme, avant de préparer des missions vers Mars. Le projet a ensuite été soutenu et renforcé par l’administration de Joe Biden.
Au-delà de l’enjeu scientifique, la mission illustre également une coopération internationale élargie. Israël figure parmi les pays signataires des accords Artemis et participe indirectement au programme, notamment via des technologies comme le gilet anti-radiation développé par la société AstroRad.
La prochaine étape, Artemis 3, doit marquer le retour des astronautes sur la surface lunaire. Initialement prévue plus tôt, cette mission est désormais envisagée à l’horizon 2028, avec la promesse d’un moment historique : la première femme à fouler le sol lunaire.